‹ De l'hérédité dans les maladiesChapitre 39 sur 47 · Ce qui est vrai delà pneumonite et de la pleurite · texte numérisé non relu

Ce qui est vrai delà pneumonite et de la pleurite

par rapport aux influences que l'hérédité peut avoir sur elles, l'est aussi peut-être : i°delacéphalite ou de la méningite chez les sujets prédisposés de famille à l'aliénation mentale; 20 de la congestion cérébrale chez ceux dont les parents ont péri d'hémorrhagie du cerveau et est tout-à-fait positif pour les femmes atteintes d'inflammations ou d'ulcérations du col utérin , lorsque leurs ascendants étaient affectés de cancer. Il y a tout lieu de craindre dans de tels cas que la marche de la maladie ne prenne une direction fatale.

3 10. Quelle que soit l'importance de l'hérédité dans la symptomatologie et le diagnostic des maladies de famille, il faut bien se tenir en garde contre l'exagération à laquelle leur étude pourrait conduire. Il serait non moins contraire à la raison et à une saine doctrine de voir partout des maladies de parenté, que de négliger l'étude des affections héréditaires. Il peut arriver, et il arrive souvent, qu'un homme soit atteint de la même lésion que son père, sans qu'il y ait le moindre rapport de causalité entre la souffrance de ces deux individus. Puisqu'une même maladie peut se déclarer sur des personnes tout à fait étrangères l'une à l'autre, pourquoi n 'aurait-elle pas lieu aussi chez des parents? Cela doit surtout arriver lorsque la famille a été soumise à l'action des mêmes circonstances, et que des prédispositions du même genre, autres que celles qui proviennent delà parenté, existentégalement sur ces individus. La constitution, l'aptitude héréditaires ne sont pas en effet les seules prédispositions possibles; il en est une foule d'autres provenant de circonstances hygiéniques qui agissent après la naissance. L'air, les eaux, les lieux, comme le dit le divin vieillard, modifient les hommes et les nations^

■— i4o — leur impriment un caractère spécial , les frappent de telle ou telle aptitude ; la manière de vivre, les professions, Faction continue de miasmes toxiques impriment des cachets spéciaux à l'organisme; l'âge, l'éducation et le sexe sont des sources fécondes d'aptitudes morbides. C'est au médecin à apprécier la valeur de ces nombreuses prédispositions, autant qu'il est en son pouvoir de le faire; c'est à lui de ne pas prendrele change sur la valeur de chacune d'elles considérée en particulier ; c'est à lui de les considérer de haut et dans leur ensemble, et surtout de se préserver contre toute idée dominante et exclusive. Hors de là , ce serait l'esprit de système et la légèreté d'examen qui le conduiraient dans une fausse route.

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