‹ De L'Hérédité Parasitaire De La Tuberculose HumaineChapitre 14 sur 113 · CHAPITRE II TUBERCULOSE FŒTALE D’ORIGINE PATERNELLE · texte numérisé non relu

CHAPITRE II TUBERCULOSE FŒTALE D’ORIGINE PATERNELLE

Sommaire. — Peu de valeur des objections théoriques opposées à ce mode d'hérédité. — Le spèrme des phtisiques est-il bacillisé ? Un certain ombre de travaux publiés ne sauraient, en raison de leur technique défectueuse, entrer en ligne dans la discussion. — Virulence du sperme dans la T. génitale. — Virulence du sperme dans la T. généralisée des animaux de laboratoire. — Le sperme des phtisiques vulgaires sans lésions génitales est très probablement non virulent. — L’exactitude de cette proposition est confirmée par l'étude de la T. génitale primitive de la femme.

Quand bien méme le liquide séminal des phtisiques contiendrait des B., on ne pourrait pas en conclure à l'infection ovulaire par la voie spermatique. — Improbabilité théorique de cette infection, déduite logiquement de données certaines. — Expériences négatives de Gaertner.

L'hérédité parasitaire d'origine paternelle est-elle démontrée par l'observation

clinique ?

Pour la T. fœtale d'origine paternelle, le seul mécanisme pathogénique qu’on puisse admettre, c’est l'infection de l’ovule par un spermatozoïde apportant le germe de la maladie. L'histoire de la T. intra-utérine nous interdit en effet l'hypothèse d’une tuberculisation fœtale par un phtisique ayant des rapports avec une

. femme enceinte.

Il va sans dire que les objections théoriques élevées contre

l’hérédité ovulaire en général, ont été reproduites, plus graves, plus catégoriques encore, contre l’hérédité d’origine spermatique : Bexpa (1) a prétendu en particulier que « le B. étant immobile, et le spermatozoïde résistant à la façon des noyaux qui d’ordinaire ne sont pas attaqués par les microbes, on ne s'explique pas l'infection de l’ovule par le sperme ». Cette fin de non-recevoir ne saurait être acceptée : nous ne connaissons pas toutes les formes du germe tuberculeux ; pourquoi nous échapperait-il si habituel-

(1) Cité par Grancxer et HUTINEL (7).

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