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lement dans le pus des abcès froidset dans bien d’autres circonstances, s’il ne pouvait revêtir que l'aspect bacillaire? Peut-être est-il capable, sous une de ses formes ignorées, de s’accoler intimement à la tète du spermatozoïde et de pénétrer ainsi dans l’ovule.
Le seul argument indirect valable contre la possibilité de l'hérédité bacillaire d'origine paternelle, est celui qu’entraînerait la démonstration de la non-infectiosité du sperme des tuberculeux; si on trouvait des B. dans le sperme des phtisiques, cela, bien entendu, ne prouverait d'aucune manière l'existence de ce mode d’hérédité; mais, si on n’en trouve pas, il est clair que l’ovule ne peut être infecté de cette façon; on ne saurait arguer, en effet, de l'exemple de la syphilis pour soutenir l'avis contraire : nous concevons fort bien qu'un virus syphilitique, impuissant à contaminer par contact une muqueuse ou une peau dénudée, puisse infecter un ovule au moment de la fécondation ; mais personne ne soutiendra qu’un sperme, incapable de tuberculiser le cobaye, soit apte à déposer dans un ovule le
germe de la maladie.
Étude directe de l’infectiosité du sperme.
Les nombreux travaux publiés n’ont pas tous une égale valeur : il en est tout d’abord quelques-uns qui ne doivent pas entrer en ligne dans la discussion, parce qu’en réalité, les résultats positifs obtenus ne permettent nullement de conclure à la virulence du sperme fécondant. Ainsi Cavaenis (1), et Laxpouzy et Marrin (38) ont tuberculisé des cobayes en leur inoculant de la pulpe testiculaire de cobayes tuberculeux sans T. génitale apparente : rien ne démontre que la T. de l’animal réactif fût dans ces cas la conséquence d’une bacillose spermatique, puisque, outre le sperme, les vaisseaux lymphatiques et sanguins ont également été inoculés.
Wesrermayer (167) en étudiant le testicule d’un individu mort
(1) Cité et résumé par JAEcKH (469).
Le
de T. miliaire, a trouvé sur les coupes de érès rares B. et a tuberculisé un lapin en lui injectant la substance testiculaire.
Laxpouzy et Martin (38 et 164) ont expérimenté plusieurs fois avec succès sur le contenu des vésicules séminales de cobayes tuberculisés ; Hezer ‘de Kiel), GaAzrTNER, SrrAus, Jarcrx, ont fait observer que ces organes ne contiennent jamais de spermatozoïdes dans l'espèce animale en question. |
D’autres expériences sont viciées par des fautes de technique :
Sozres (165) a injecté à un cobaye du sperme pris dans la vésicule séminale d’un phtisique. L'animal est mort six mois plus tard avec des lésions d'apparence tuberculeuse : aucune preuve n’est donnée qu'il se soit agi de T. véritable (n4 recherche bacillaire, ni inoculations en série).
SIRENA et PERNICE (1) ont injecté une fois du sperme dans le péritoine d’un chien (!). Le résultat aurait été positif.
AusEau à coloré des B. dans le sperme des vésicules séminales d’un tuberculeux : mais c’est également M. Aubeau qui trouve dans le sang, en cas de T. quelconque d’un organe vasculaire, des germes tuberculeux révélés par la coloration de Ziehl; en cas d’endométrite, du muceus et des gonocoques ; en cas d’abcès, des staphylocoques ; en cas de pérityphlite suppurée, des microbes de l’intestin; en cas d’hématocèle, des cristaux d’hématoïdine !
Curr JaAnr (163) a fait en 1883 des recherches qui ont eu un grand retentissement, et dont les partisans de l’H. P. de la T. se sont immédiatement emparées pour édifier de séduisantesthéories. Jani, à vrai dire, n’a pas trouvé de B. dans le sperme, mais il aurait pu en colorer 5 fois sur 8 dans des coupes de testicules et 4 fois sur 6 dans des coupes de prostates : cesorganesétaient pris à l’autopsie d'individus n’ayant ni T. miliaire généralisée, ni T. génitale macroscopique oumicroscopique. Les B. pourraient donc, chez des phtisiques, exister fréquemment dans des glandes saines, fonctionnant bien. :
Water (468) a montré que la technique suivie par Jani a a été très défectueuse : les inclusions à la paraffine n'étant pas
(1) Cités par Fiore Spano (466).
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encore connues, Jani a employé des méthodes qui ne pouvaient fournir de coupes minces; à une époque où le B. venait seulement d’être découvert, il a examiné avec un objectif à sec des coupes épaisses, colorées par des procédés imparfaits.
Dosroxcowskt (170 bis) a fait observer de plus que l'opinion de Jani est basée sur la découverte dans chaque cas soumis à l’analyse d'un seul B. « Or, dit-il, tous ceux qui ont expérimenté sur les B. de la T. savent qu'il est très difficile d'identifier avec certitude un bâtonnet #so/é à un B. tuberculeux, même dans des préparations irréprochables; cette remarque est d'autant plus importante, ici, que le mode de coloration adopté par Jani est de ceux qui, même avec des préparations relativement bonnes, ne permettent pas de distinguer avec certitude les B. tub. isolés, d’autres microbes leur ressemblant. »
Des travaux qui précèdent, il n’y a donc rien à retenir; ceux qui suivent ont une valeur plus certaine; ils se divisent en deux groupes : 1° étude du sperme chez des sujets atteints de T. testiculaire; 2° étude du sperme de tuberculeux sans lésions génitales. |
INFECTIOSITÉ DU SPERME DANS LA T. GÉNITALE. — Ainsi qu'on devait s’y attendre a priori, le liquide séminal a été trouvé virulent dans ces cas : Foa a coloré le B. dans le sperme d'un individu mort de T. des divers organes, y compris les reins etla prostate, sans T. testiculaire.
GaurTNer (1893)(28)a inoculé des cobayes dans les testicules avec des cultures tuberculeuses : neuf animaux furent mis en expérience; 16 éjaculations obtenues par frictions du pénis provoquèrent 8 fois la T.: les 8 spermes contaminés venaient de 5 animaux différents.
Azgrecur (1895) (170) a étudié le sperme d’un testicule tuberculeux de taureau : par la méthode des colorations il y a trouvé des B. en très petit nombre, contrairement aux prévisions ; l'inoculation au cobaye a été positive.
Dosroxcowski (1895) (170 bis), dans un cas de T. épididymaire consistant en un noyau caséeux très riche en B. de la tête de cet organe, trouva le liquide séminal également rempli de B, (il y