‹ De L'Hérédité Parasitaire De La Tuberculose HumaineChapitre 41 sur 113 · C. — LA T. EST TRÈS PROBABLEMENT D'ORIGINE EXTRA-UTÉRINE · texte numérisé non relu

C. — LA T. EST TRÈS PROBABLEMENT D'ORIGINE EXTRA-UTÉRINE

. Cas de Angel Money (1885) (86). — Petite fille morte à 8 semaines après 3 semaines de maladie; su mère a succombé à la phtisie 5 semaines auparavant; l'enfant a été élevée au biberon. Poids au moment de la mort, 2 kilogrammes.

Autopsie. — Lobe inférieur droit hépatisé (lésion pneumonique avec

mélange de tub.); le reste des poumons présenie de nombreux tub. miliaires, dont beaucoup caséeux à leur centre.

Rate grosse, tuberculeuse, pesant 35 grammes.

Foie criblé de petits tub., 126 grammes.

Reins : nombreux petits tub.

Ganglions mésentériques et bronchiques hypertrophiés, mais non caséeux. Les intestins étaient sains, sans ulcérations.

Un ganglion trachéal est caséeux et ramolli au centre.

Le cerveau n'a pas été ouvert. !

Cas de Huguenin (1888) (93). — Enfant né avant terme au 7° mois, d’une mère tuberculeuse avérée, nourri au sein par sa mère et mort à 58 jours.

Autopsie. — Poids, 2720 grammes.

Granulie pleurale.

T. miliaire des poumons. Cavernule de 2 à 4 millimètres de diamètre au sommet gauche; cette caverne renfermait du pus à B. de Koch.

Ganglions médiastinaux hypertrophiés non caséeux.

Périloine sain.

Rate pesant 40 grammes, granulations tuberculeuses et tub. caséeux gros comme un pois.

Pas de T. macroscopiquement appréciable dans les autres organes.

Cas de Northrup (1891) (285). — Il s’agit d’une petite fille de 54 jours décédée à l'asile des Enfants-Trouvés de New-York ; elle avait été apportée 5 jours auparavant à la mort de sa mère phtisique.

Autopsie. — T. yénéralisée.

Caséification des ganglions du hile du foie. Petits tub. opaques, blancs dans le foie.

Caséification des ganglions mésentériques : dans l'intestin, quelques petites ulcérations des plaques de Peyer.

Les ganglions bronchiques n'étaient pas tuberculeux macroscopiquement; ils l’étaient au microscope. Poumons bourrés de tub. miliaires, sans masses caséeuses.

Rate, tuberculeuse comme le foie.

Granulie rénale.

T. du péritoine diaphragmatique et iliaque, et de l’épiploon.

Norturup fait observer que le foyer tuberculeux le plus ancien siégeait au hile du foie, ce qui tendrait à faire croire à une T. congénitale. Mais cette ancienneté des ganglions du hile est difficile à apprécier, puisque ceux du mésentère étaient caséeux également, et comme, d'autre part, il existait des ulcérations intestinales tuberculeuses, l'hypothèse d’une 7. d’ingestion est fort vraisemblable.

Cas de Goldschmidt (de Nuremberg) (1893) (98). — 1°" cas. -— Enfant de 16 mois, à hérédilé tuberculeuse très chargée (père et mère tuberculeux). A l’autopsie :

Poumons : lobes inférieurs unis à la paroi par des adhérences lâches, et

parsemés de nombreux foyers broncho-pneumoniques et de T. miliaires.

Ganglions bronchiques et médiastinaux hypertrophiés.

Foie : à la face inférieure de l'organe, apparaissant sous la séreuse, il y a dans la moilié antérieure du sillon gauche, à l'endroit où le ligament suspenseur arrive au foie, un foyer tuberculeux intra-parenchymateux, jaunâtre, constitué par la réunion de petits nodules : la nature tuberculeuse de cette lésion fut démontrée par les recherches histologiques et bactériologiques.

Intestin. La muqueuse est absolument normale; mais plusieurs ganglions mésentériques sont complètement caséeux.

Cœur, reins, rate normaux.

Goldschmidt s'appuie sur le siège du tub. hépatique pour admettre l'origine intra-utérine de cette T. Cette opinion n’est guère soutenable; toutes les probabilités sont au contraire pour une 7. d'ingestion, attendu que les ganglions mésentériques étaient caséeux, tandis que le foyer hépatique était formé par la réunion de plusieurs petits nodules; ce quitend à montrer qu'il représentait non pas un vieux foyer caséeux enkysté, mais bien au contraire le produit de la confluence de tub. miliaires récents.

2e cas. — Enfant de 7 mois, ne pesant que 3800 grammes. A l’autopsie, nombreux tub. miliaires, tub. plus gros en partie caséeux et petites cavernes dans les lobes supérieurs; broncho-pneumonie et T. miliaire à la base droite ; à la base gauche, caverne pleine de pus riche en B. Hypertrophie et caséification centrale des ganglions du médiastin.

Intestin parsemé d’ulcérations tuberculeuses; caséification partielle des ganglions mésentériques.

Le foie présente au niveau de l'insertion du ligament suspenseur un tub. gros comme un grain de mille, avec B. Nulle part ailleurs, le foie ne contenait de tub.

Dans cette observation l’état avancé des lésions pulmonaires rend l'hypothèse de Goldschmidt (origine intra-utérine de la T.) absolument invraisemblable, et il n’y a pas lieu de s’attacher à la réfuter longuement. L’argument du siège du tub. hépatique à l’endroit où la veine ombilicale arrive au foie n’est vraiment pas suffisant, en présence des autres constatations de l’autopsie, pour faire admettre une T. héreditaire.

Cas de Marchal (de Verdun) (1895) (100). — Veau de 6 semaines.

Poumons parsemés de granulations tuberculeuses de la grosseur d’une tête d’épingle à celle d’un grain de mil: ces granulations sont constituées par une coque fibreuse enveloppée d’une zône de tissu inflammatoire ; elles renferment une substance blanchâtre recelant en plus ou moins grande quantité des éléments calcaires.

Plèvres et face postérieure du diaphragme tapissées de végétations tubevculeuses ayant sensiblement l'aspect de pâtes d'Italie renflées après cuisson et appliquées sur une surface lisse. Sur la plèvre, elles n’occupent qu'une étendue très minime ; elles tapissent au contraire tout le péritoine diaphragmatique.

Le foie est recouvert sur toute sa surface de végétations blanches laiteuses se détachant facilement de l'organe.

La rate renferme quelques tubes gros comme des têtes d’épingle.

Epiploon tapissé de tub. Mésentère, quelques altérations tuberculeuses. Périloine, petit nombre d'élevures lenticulaires.

Ganglions prépectoraux et inguinaux sains.

On trouve des B. en grande quantité dans toutes ces lésions.

Le veau étail dans un état d’'embonpoint très satisfaisant.

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