A. — ÉTAT DE LA MÈRE
Dans les observations de 7. congénitale certaine chez l'homme, la gravité et la forme des lésions maternelles ont été presque tou- Jours soigneusément notées; seuls les cas de Berri, Yvan Hot, LANNELONGUE, Ovusrinorr, Sarazès sont incomplets à ce point de vue; encore pour ce dernier, savons-nous qu'il s’est agi d'une femme atteinte très probablement de phtisie pulmonaire et morte plusieurs années après l’accouchement. En catégorisant les autres cas, on arrive aux résultats suivants :
- Phtisie galopante. Mort par granulie 10 jours après l'accouchement.. 1 Phtisie pulmonaire 3e degré. Mort par granulie pendant la gros-
SÉSSCR uaone acoe den In ne NO bonne 2 (1) Phtisie pulmonaire 3e degré. Mort par granulie dans la 1re semaine
APRCSNNACCOUCREIMENDE A eme -aceers est mecuese ce del Granulie, sans phtisie pulmonaire antérieure, tuant la mère pen-
ANT ID PO SSSR el semer see ere chere sun 2 Phtisie pulmonaire 3c degré, plus Ai ütérine. Mort (2) 4 jours après k
MACCONCDEMENEE EEE eme Heniebeseise est eee eiemestes 1
Phtisie pulmonaire 3° degré avancée. Mort (2 @ ) pendant la grossesse. 3 — == — Mort (2) peu de temps après
HAPCOUCHEMEN TE EE No cere Lecce -htee.-t ts 7 (3)
(1) J'y range le cas d’AviraGner, bien que l’état des lésions tuberculeuses anciennes précédant la granulie ne soit pas mentionné dans l’obs.
(2) Mort par Tuberculose. Dans un cas, celui de Jens BuGce, la mort a été occasionnée par une infection puerpérale, mais la T. était si grave par elle-même que la malade aurait certainement succombé tout de même très rapidement.
(3) Dans un de ces cas, il s'agissait de phtisie galopante (RiNprLeïscH).
Phtisie pulmonaire 3° degré avancée, très cachectique. Survie inconnue
T. pulmonaire peu avancée avec survie prolongée................. 4 (1) Femme atteinte de T. cliniquement localisée à l'appareil génital... 1 (2) Femme cliniquement non tuberculeuse. T. probable du père...... 1
Ce dernier cas est celui de Sarwey; on a vu qu'il ne relève pas avec une absolue certitude d’une infection tuberculeuse : de plus, rien ne dit que la femme n'était pas atteinte de T. utérine ou tubaire, rien ne démontre non plus que le père ait été vraiment un phtisique : on ne saurait, avec ces données incomplètes, se permettre une conclusion ferme.
Dans les 24 autres cas, la mère était atteinte 6 fois de granulie, 13 fois de phtisie pulmonaire très avancée, 4 fois de lésions pulmonaires peu considérables, À fois de T. tubo-utérine avec bon état général et intégrité du poumon. Les quelques obs. de T. héréditaire des bovidés où l’état des lésions maternelles est noté fournissent 2 granulies, 4 T. graves à localisations mulliples, { phtisie pulmonaire avancée, enfin 2 cas (Sircex) dans lesquels les vaches avaient toutes les apparences d'une santé parfaite.
On voit donc que la T. héréditaire n’est pas toujours fonction de T. miliaire généralisée, que même elle ne suppose pas nécessairement l'existence d’une phtisie pulmonaire grave chez la mère: elle peut survenir au cours de T. relativement bénignes avec survie prolongée, elle peut survenir aussi comme conséquence d'une T. limitée à l'appareil génital interne ; il est du reste évident que le nombre de ces cas doit être relativement plus fréquent que ne le ferait supposer l'étude des obs. publiées; en effet, c'est surtout dans les T. graves des femmes enceintes que l'attention est attirée vers la bacillisation possible de l'enfant; c'est dans ces formes que le fœtus a le moins de chances de vivre, double raison. pour laquelle une T. congénitale survenant alors passera moins volontiers inaperçue que dans les formes bénignes de T. maternelle.
(1) Le cas de SaBrazës y est compris, ainsi que celui de SaBourAuD : dans ce dernier la mort a eu lieu deux mois après l’accouchement, mais par néphrite aiguë : sans cette complication, la malade aurait pu, du fait de sa T. pulmonaire, vivre quelque temps encore. =.
(2) Cas de WaRTHIN.
Voilà une donnée de grand intérèt; car enfin il nous importe assez peu de savoir qu'une femme atteinte de granulie, de phtisie galopante, de T. cavitaire à la période cachectique, est capable de procréer un enfant bacillisé; ces cas n'ont guère d'importance pratique en raison de la rareté des grossesses menées à bonne fin dans ces conditions; tandis que l’H. P. de la T. devient immédiatement une redoutable menace, si des phtisiques banales capables de survie prolongée, ou si des femmes atteintes seulement de salpingite tuberculeuse transmettent fréquemment le germe à leur descendance. Que cette éventualité soit réalisée parfois, les obs. de Sasouraup, Ausser, HExKE, Sa- BRAZÈS, SIEGEN, ne laissent pas de doute à cet égard, et d’ailleurs l’étude du placenta des tuberculeuses en fait comprendre la possibilité; pour ce qui est de sa fréquence en tenant compte des cas congénitaux méconnus, elle ne saurait être appréciée dès maintenant d’après l'examen des seuls faits exposés (1); réservons donc cette question jusqu'au moment où tous les autres arguments qui plaident pour ou contre l’H. P. de la T. auront été passés en revue et discutés.