‹ De L'Hérédité Parasitaire De La Tuberculose HumaineChapitre 58 sur 113 · ARGUMENTS INVOQUÉS EN FAVEUR DE LA FRÉQUENCE DE L'H. P. DE LA T · texte numérisé non relu

ARGUMENTS INVOQUÉS EN FAVEUR DE LA FRÉQUENCE DE L'H. P. DE LA T

Sommaire. — [. ARGUMENTS CLINIQUES. — Jls n’ont qu’une valeur minime : l’observation clinique attribue souvent à la T. des affections qui en sont indépendantes (principalement chez l'enfant) : inversement, elle méconnait certaines formes de T. La statistique expose à prendre pour des exemples d’hérédité l’infection des parents par les enfants. — La clinique est incapable en général de démêler la part qui revient à la contagion dans l’étiologie des T. familiales : dans certains cas, cependant, la contagion est éliminée ; on voit aussilôt l'influence héréditaire devenir insignifiante.

IT. ARGUMENT DE LA GRANDE FRÉQUENCE DE LA T. DU PREMIER AGE. — Méconnue autrefois, bien mise en lumière par M. Landouzy, elle est actuellement chose démontrée : interprétations opposées des partisans de l’hérédité et des contagionnistes. La fréquence de la T. infantile augmente avec l’âge : statistiques de Bollinger, Heller, Hutinel, Kossel chez l’enfant, de Siedamgrotzky chez les bovidés : les contagionnistes considèrent avec raison ce fait comme un argument important contre l’hérédité du germe : réponse des non-contagionnistes.

Étude sommaire des formes de la T. infantile. — Contrairement à ce que prétendent les partisans de l’hérédité, cette étude établit formellement que chez les rejetons de phtisiques les B. sont d’origine extérieure.

Rareté de la T. duns les trois premiers mois. — Résumé des statistiques précédentes. Statistique de Frœbelius.

Étude de la T. infantile précoce. — On peut classer les obs. en cinq groupes : 1. Cas vraisemblablement congénitaux. — 2. Cas démontrés non héréditaires par les circonstances étiologiques. —3. Cas probablement dus à l’inhalation. — 4. Cas où la prédominance des lésions dans les poumons fait penser à une infection par les voies aériennes sans éliminer l’hypothèse de bacillose congénitale. — 5. Cas où l’on ne peut avoir aucune opinion sur l’origine des B.

Nous avons vu, au chapitre précédent, que les cas de T. congénitale avec lésion sont exceptionnels, qu'ils ne se rencontrent que de très loin en très loin, que, par suite, ils ne peuvent pas entrer en ligne de compte d’une manière efficace dans la propagation de la T. humaine. Les cas démontrés de T. congénitale

sans lésion à la naissance sont fort rares également, maisicion

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peut objecter avec une certaine vraisemblance que cette rareté ne signifie rien, qu'elle résulte de l’extrème difficulté des recherches, et que, en raison de ces difficultés, les nombreux cas négatifs observés restreignent peu la portée et la valeur des cas positifs : ceux-ci, disent les partisans de l’hérédité bacillaire, sont beaucoup plus fréquents qu'il ne semble, et, en faveur de leur manière de voir, ils invoquent une série d'arguments qu'il nous faut maintenant passer en revue.

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