EXPOSÉ DE LA THÉORIE DE BAUMGARTEN
Baumgarten part de ce fait certain que la T. des ascendants
est un élément d'importance capitale dans l’étiologie de la maladie chez les descendants; cette importance étiologique, ditil, est expliquée, d'ordinaire, par une hérédo-prédisposition qui
favoriserait l'effet de la contagion ; mais, ajoute-t-il, comme la T. conditionnée par l'hérédité n'apparaît qu'un an ou de nombreuses années après la naissance, et notamment à la puberté, quand la croissance s'achève, on ne comprend pas pourquoi une prédisposition congénitale se manifesterait seulement après une longue période de vie extra-utérine ; en effet, le B. est tellement répandu autour de nous, que si la contagion jouait vraiment le rôle qu’on lui attribue, elle ne pourrait manquer de s'exercer de bonne heure et de faire éclater les accidents chez les prédisposés bien avant l’époque habituelle. D'ailleurs, on ne peut pas admettre l’existence d’une prédisposition à la T. dans le sens . d'une anomalie de constitution spécifique ne répondant pas à des propriétés anatomiques et physiologiques de l’organisme. Baumgarten ne conteste nullement, cela va de soi, l'influence que peuvent avoir sur le développement et le sort des parasites ayant pénétré dans le corps, les états divers, pathologiques ou autres, dûment constatés. Ce qu'il repousse, c’est une prédisposition impossible à rattacher à la faiblesse d’un organe ou d’ün tissu, prédisposition mystérieuse qui serait mystérieusement transmise par l’hérédité.
Au contraire, l'hypothèse d’une hérédité parasitaire sc ne parfaitement tous les points obscurs de l’évolution du mal; elle nous fait comprendre, en particulier, la latence pendant de longues années des manifestations dela T. et leur recrudescence après une guérison apparente. Voici de quelle manière, selon lui, on-doit concevoir cette hérédité :
Les germes sont apportés à l’être nouveau, soit au et dé la conception par l’ovule ou par le. spermatozoïde, soit au cours de la vie intra-utérine, par la voie des échanges vasculaires; suivant leur nombre, suivant les conditions de terrain rencontrées, les germes infectants, ou bien se développeront, ou bien resteront à l’état latent ; dans le premier cas une 7. congénitale ou une 7. infantile précoce ‘apparaîtra : cette alternative est
possible, on ne peut plus en douter à l'heure actuelle, mais elle est très rare, parce qu’elle. suppose une infection embryonnaire. intense, et que, dans l’immense majorité des cas, l’infeclion ‘est