‹ De l'histoireChapitre 18 sur 32 · LA RÉVOCATION DE L'ÉDIT DE NANTES · texte numérisé non relu

LA RÉVOCATION DE L'ÉDIT DE NANTES

tique du grand roi est atteinte bien plus directement encore. Ce livre, qui est intitulé : Histoire des réfugiés protestan s de France depuisla révocation de VÉdit de iXantes jusquà nos jours (1), n'est pas, comme Touvrage de Moret, l'histoire du déclin d'un grand règne dans sa majesté et dans ses orages : c'est tout simplement l'histoire d'une faute, — pour parler comme la plupart des appréciations de notre époque, — et, entre toutes les fautes de Louis XIV, de celle contre laquelle la philosophie a poussé le plus furieux cri de haro dont elle pût honorer une mémoire. L'auteur de l'Histoire des réfugiés protestants^ Charles Weiss, a pris à part cette faute de Louis XIV. Il l'a pressée dans ses mains érudites ; il en a examiné tout ce qu'elle contenait ; il en a poursuivi toutes les conséquences et noté les plus lointaines ramifications. Charles Weiss est, dit-on, protestant, mais ce n'est pas un protestant comme il y en avait autrefois lorsque l'examen n'avait pas passé sous son terrible laminoir la substance de toute conviction et n'en avait pas fait de la poussière philosophique sans cohésion et sans résistance. Ce n'est point un protestant à la manière de d'Aubigné, par exemple, et de tous ceuxlà qui, plus près de l'origine du protestantisme, avaient l'àme — cette âme de race catholique ! — pleine de la puissance d'enthousiasme et de foi que le

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