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niers. Platon dit : « Quand elle se dégage des liens du corps, l'âme est, ou embellie par la vertu, ou souillée par le vice. Dans le premier cas, elle prend son essor vers un lieu plus sain et plus agréable. Dans le second, elle s'en va dans un lieu de peines. »
Cicéron écrit dans son traité De amicitia : « Il est certain que l'esprit de l’homme est divin, et que lorsqu'il se séparera du corps, il remontera au ciel. » De Consolatione : « L'âme ‘:nue de Dieu soupire toujours après le ciel. »
Tous les peuples ont cru à l'immortalité de l'âme et à des paradis, et à des enfers, où elle est traitée selon ses mérites. On retrouve la preuve de cette croyance universelle dans les monuments, dans les tombeaux, dans les poésies primitives et les légendes des races les plus anciennes.
Et remarquons bien que cette croyance a traversé les siècles, et s’est perpétuée et propagée, de siècle en siècle et de rivage en rivage, malgré les spectacles de la nature où nous voyons tous les êtres mourir.
Où donc l’homme a-t-il puisé æette rroyance? Estce dans la nature matérielle qui l’entoure? Non, mais dans un sentiment intime, universel, dans un enseignemeñt traditionnel et dans une révélation primitive. Aussi, consultez le sentiment intime de l’homme, et voyez avec quelle obstination il tient à vivre, et à survivre par le souvenir, par la gloire, par les œuvres. Demandez-lui combien de teinps il veut être heureux, et il vous répondra : toujours. Combien d'années veutil aimer et être aimé? Toujours.
Mais il ne suffit pas de croire qu'il y à une autre