‹ De l'homme à Dieu [microforme]Chapitre 17 sur 54 · LE L'HOMME A DIEU · texte numérisé non relu

LE L'HOMME A DIEU

sance, ses œuvres, son empire sur mon corps et ses luttes contre lui.

Mon sens intime me dit que c’est lui qui me donne la vie et le mouvement. C’est par lui que je pense, et en un certain sens c’est lui qui pense en moi, qui raisonne, qui nie et qui affirme, qui souffre et qui jouit, qui connaît, qui est sensible, qui hait et qui aime.

En me suggérant même de nier son existence, il la | prouve.

2° L'union de ces deux éléments ne dure qu'un temps plus ou moins court.

Quand elle prend fin, l’homme meurt. Que deviennent alors ces deux éléments? Le corps se décompose et rentre, non pas dans le néant, mais dans la masse de matière qui compose l'univers, et dans la formation d’autres corps.

L'âme ne peut se décomposer, car elle est simple et elle continue de vivre sa vie spirituelle. Quelle est exactement la nature de cette vie? Où va-t-elle habiter? Avec quel être ou quels êtres entre-t-elle en relations?

La science physique ne peut me renseigner là-dessus pour l'excellente raison qu’elle ne peut connaître que ce qui tombe sous les sens.

Ma raison me dit simplement ceci : mon âme doit avoir un Créateur; ce Créateur est son père, et c’est de lui qu’elle a dû recevoir la mission de venir sur la terre animer le corps d’un homme. Sa mission finie, elle doit tout naturellement retourner vers son père.

Voilà ce que ma raison m'’enseigne, mais je dois reconnaître qu'il y a des hommes intelligents que leur raison ne réussit pas à convaincre de cette vérité.

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