‹ De l'homme à Dieu [microforme]Chapitre 21 sur 54 · DE L'ROMME À DIEU · texte numérisé non relu

DE L'ROMME À DIEU

« Quatre vérités composent cette doctrine : Toute existence est une souffrance, parce qu'elle comporte la vieillesse, la maladie, la privation et la mort. Mais ce qui fait d'elle une souffrance, c'est le désir, sans cesse renouvelé et sans cesse contrarié, par lequel nous nous attachons aux objets, à la jeunesse, À la santé, à la vie. Donc, pour détruire la souffrance, il faut détruire le désir. Pour le détruire, il faut renoncer à soimême, se délivrer de la soif de l'être, ne plus sentir d’attrait pour aucun objet ni pour aucun être. » Telle est la doctrine primitive. Très probablement, Çakya- Mouni n'est pas allé au delà, ajoute M. Taine,

Il n’y a là qu'une doctrine de philosophie morale. Mais les disciples de Bouddha, et les communautés de moines qu'il a fondées, et qui se sou! perpétuées, en ont fait la morale d'une religion sans Dieu.

Çakya-Mouni n'avait pas rejeté les dieux du brahmanisme, mais, selon ses enseignements, ces dieux étaient soumis comme les hommes à la transmigration, et conséquemment inférieurs à lui-même. Car une fois devenu Boudaua, il était lui-même soustrait à cette déchéance de la transmigration. Et c’est pourquoi Brahma lui apparut à l'heure où il allait entrer dans le Nirvana suprême, et se convertit à la foi bouddhique (1).

Ces dieux n'étaient donc que des hommes, supérieurs au reste des humains, et Bouddha lui-même, élevé audessus d'eux Par sa sainteté, était aussi un homme. Et donc, dans le système bouddhique, la divinité n'existe pas.

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