‹ De l'homme à Dieu [microforme]Chapitre 22 sur 54 · Kandjour, traduit par Léon Feer Poulin, p · texte numérisé non relu

Kandjour, traduit par Léon Feer Poulin, p

Il n'y a donc que des hommes supérieurs qu'on appelle dieux, et qui ne sont devenus dieux qu'en supprimant, par des efforts de volonté, tout ce qu'il y avait d'humain en eux.

Dans le brahmanisme, l'homme devait s'identifier avec Brahma par un effort de son esprit, et devenait ainsi lui-même Brahma. Dans le bouddhisme, l'homme, par un effort de volonté, supprime le désir et même le besoin de l'existence et s'évanouit dans une espèce d’anéantissement de l'être. C'est le repos suprême, le Nirvana.

Les deux systèmes, on le voit, ne sont pas sans ressemblance.

Mais où est l'idée de Dieu dans tout cela? Elle est absente. Et voilà por:rquoi les moines bouddhistes eurent bientôt fait de supprimer l'idée de cause première.. Aussi, M. Eugène Burnouf est-il d'opinion que la doctrine bouddhiste est athée. « Çakya-Mouni ne relève d'aucun Dieu : il tient tout de lui-même et de la grâce d’un Bouddha antérieur dont l'origine n'est pas plus divine que la sienne.

» Les dieux n'ont rien à faire ici (Gi). »

Et l’âme humaine, est-elle aussi une illusion, une maya, et doit-elle avoir le sort de toutes les choses périssables ?

M. Aïken répond que selon les spéculatior: 1sychologiques des livres sacrés, « il n'y a rien dans i'homme qui ressemble à une âme permanente, survivant après la mort et gardant une personnalité immuable. »

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