LE CHEMIN DE LA VÉRITÉ
On a vu quel chemin j'ai suivi pour aller de l’homme à Dieu.
Bien des fois je me suis dit qu'il y a un chemin plus court pour arriver à la foi; et je le recommande à tous ceux qui n'ont pas le temps de faire de longues études d’apologétique.
Je leur dis : Laissez de côté la métaphysique, la philosophie, les sciences, la théologie, et contentez-vous d'étudier Jésus-Christ.
Lisez et méditez l’histoire de sa vie, et de sa srvivance dans l'Eglise qu’il a fondée. C'est une simple étude historique à faire. Ce sont de simples récits basés sur des faits, à la portée de tous ceux qui savent lire. Et quand vous aurez fait ce travail facile, avec la sincérité et !. bonne volonté d'acquérir la foi, vous serez convaincus que Jésus-Christ est bien ce qu'il a
déclaré être : La Voie, la Vérité et la Vie.
Et alors, tous vos doutes se dissiperont. La lumière, la grâce de Dieu aidant, se fera dans votre esprit, et vous vous direz comme M. Brunetière : « Qu’avonsnous besoin d'autre chose?.. Voilà tout le problème. Il n’y en a pas d’autre. »
‘ Lisez ce que disait l’illustre critique dans une cunférence sur « Les raisons actuelles de croire » :
« L'exégèse et la critique ont-elles prouvé que la diffusion du christianisme ne fût pas un fait sans analogue dans l’histoire du monde? Non! et même elles ont dû formellement reconnaître qu'il y avait en lui, je veux dire dans le seul fait de cette diffusion quelque chose d’inexplicable. Ont-elles prouvé que la propagation du christianisme ne fût pas l’œuvre des apôtres?
DS L'HOMME A DIBU
Non! et, s’il y a sans doute un texte authentique en histoire, ce sont les Actes. Ont-elles prouvé que, même en admettant les discordances qu'elles ont cru reconnaître dans les quatre Evangiles, ils ne fussent pes tous les quatre, en substance, la biographie mortelle et l’enseignement du même Jésus? Non! et le jour où elles le prouveraient, ce serait, avec l’hisioire évangélique, toute espèce d'histoire qui s’écroulerait, et même toute certitude historique. Ont-elles prouvé que ce même Jésus ne se soit pas donné aux hommes pour le Messie des prophètes, pour le Fils de son Père et pour le Rédempteur de l’aumanité? Non encore, elles ne l'ont pas prouvé. Mais, si elles ne l'ont pas prouvé, qu'avonsnous besoin d'autre chose? Que nous importent les subtilités de l’exégèse, et, si j'ose le dire, les curiosités mêmes de la théologie? Nous. n'avons plus ici qu’une question à résoudre; et si d’ailleurs elle est. sans doute la plus grande, la plus troublante qui se soit jamais élevée parmi les hommes, il n’y en a pas du moins de plus simple à poser. Croyons-nous ou ne croyons-nous pas que Dieu se soit incarné dans la personne de Celui qui s’est dit le Fils de Dieu? Voilà tout le problème! Il n’y en a pas d'autre! »
(Ferdinand Brunetière.)
Note F.