‹ De l'homme et des races humainesChapitre 6 sur 16 · CHAPITRE r · texte numérisé non relu

CHAPITRE r

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Le règne humain , terme supérieur et définitif du système de création dont il fait partie , ne saurait , par cela même qu'il est supérieur et définitif , déployer une diversité aussi étendue que celle des règnes qui s'acheminent vers lui. Au sommet de la pyramide , c'est l'unité qui l'emporte. Toutefois , quand nous passons en revue les races qui composent ce règne , nous voyons se dessiner une grande variété de types dans les étroites limites des caractères qui^ partout et toujours , appartiennent à rhomme. Commençons par rappeler et caractériser les principaux groupes qu'on a coutume de désigner sous le nom de races humaines ; nous essayerons ensuite d'apprécier la valeur des différences qu'ils aous auront offertes,

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Le naturaliste qui, ici comme ailleurs, voulant être exact et complet , cherche dans le genre humain ce qu'il trouve plus ou moins facilement dans ceux de la série zoologiqne , les éléments du genre^ des éléments séparés par des limites précises , susceptibles d'être comptés et classés , rencontre la plus grande difficulté à distribuer la population du globe en groupes bien circonscrits et à déterminer le nombre de ces groupes. Cet embarras n'est que trop évident, quand onjette lesyeux sur Tes diverses classifications anthropologiques qu'on a successif vementproposées. Blumenbach compte cinq groupes sous les noms de caucasique , mongol , éthiopien, malais et américain. Procbaska retrouve ce nombre , mais en réunissant le mongol au caucasîque sous le nom de race blanche > et en créant une race indoue, Lacépède ajoute un sixième groupe à ceux de Blumenbach, le groupe hyperboréen, dans lequel il fait entrer les populations les plus septentrionales des deux continents. G. Gu vier , au contraire, réduit à trois la liste des races types , et n'admet qu'à titre de dérivées les variétés malaise et américaine. Virey , revenant aux six races de Lacépède , croit , à son tour , pouvoir en former deux groupes, qu'il nomme des espèces. Ce dernier mot une fois prononcé, on vit Bory de Saint*Vincent admettre quinze espèces d'hommes , et Desmoulins en décrire seixé 9 qui ne coïncident

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pas toutes avec celles de son prédécesseur. Enfia M. Prichard , pour qui tous les peuples du monde appartiennent à une seule espèce., se place à un point de vue esseotiellement historique , cherche daus la tradition et dans la comparaison des langues la trace des affinités de races , et au lieu d'une détermination des types de variété , débute par l'histoire des trois familles ariane , sémite et égyptienne , pour passer ensuite aux peuples qui rayonnent en divers sens des régions habitées par ces familles.

Au milieu de ces divergences de méthodes et de résultats , ce que nous avons de mieux à foire en vue de la question que nous devons résoudre, question d'histoire naturelle avant tout , c'est de faire ressortir d'abord les types de variété les plus contrastants , de les caractériser , abstraction faite de toute considération d'origine, comme types et non comme races , ce qui est très-différent ; de voir comment ils se modifient dans les diverses familles de peuples qui s'y rattachent , et de décrire enfin les types moins nettement dessillés qui s'éloignent plus ou moins des précédents.

Trois groupes typiques méritent d'être mis en première ligne, comme représentant les différences extrêmes des familles humaines ; ce sont ceux dont 6. Guvier a fait ses trois races principales, sous les noms de race blcnçhe ou caueasiqm , de race

jaune ou mongolique , et de race nègre ou ithio^ pique. Voyons quels caractères les distinguent , et quelles fomilles se rattachent à chacun d'eux.

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