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peutique qu'avec Touatre, qui suivant l’exemple des médecins américains, la conseille dans les cas de colique hépatique. Elle avait d’ailleurs été employée dans ce but bien avant lui et la question de priorité soulevée par: Feillée d'Angers semble bien puérile quand on lit l’article de Riverius sur la cure de la colique occasionnée par des calculs dans les intestins, la vésicule du fiel et le ven tricule. « Lorsqu'on soupçonne, dit cet auteur, que le calcul est dans les intestins et qu'il n’y est point adhérent, le meilleur moyen qu'on puisse employer pour len faire sortir est de faire avaler beaucoup d'huile au malade et même de lui en donner en guise de lavement afin de lubréfier les intestins et de lui donner la facilité de descendre. » La théorie est fausse ; mais ne voit-on pas que l’auteur était guidé par les succès obtenus ?
Bernabée, Chauffard, Dupré, Rosenberg qui expérimenterent à nouveau la méthode dans ces dernières années en ont fait de grands éloges. Wirchow, Combemale, Villemin ont publié aussi des observations favorables.
C’est sans doute par analogie que M. Weill fut porté à l’expérimenter dans la colique saturnine. Les anciens, guidés probablement par une de ces associations d’idées qui leur avaient fait employer le fer, symbole de la force, dans le cas d’anémie, avaient eu recours aux huileux, de consistance douce et onctueuse pour apaiser les coliques âpres et cuisantes. L'expérience leur avait donné raison. Peut-être l'efficacité serait-elle la même contrela colique de plomb ? Les observations qui suivent y répondront.