‹ De l'humanité, de son principe, et de son avenir, où se trouve exposée la vrais définition de la religion et où l'on explique le sens, la suite et l'enchaînement du mosaisme et du christianisme. [Première partie] (volume 2)Chapitre 102 sur 216 · LIVRE SIXIÈME. 'J l · texte numérisé non relu

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même des Apôtres, et qui se prolongea jusque vers l'époque de S. Augustin. Plusieurs Pères de l'Église, et des plus grands, S. Justin et S. Irénée entre autres, furent Millénaires. S. Jérôme, tout en combattant cette croyance, n'osa jamais la condamner absolument (i). Ces Millénaires chrétiens représentaient exactement l'opinion des anciens Millénaires juifs dont nous parlons ; seule* ment , croyant que Jésus était le Messie , ils prenaient sa venue pour la base de tout leur système. Us disaient donc que Jésus , le Sauveur des hommes, avait paru vers la fin du sixième millénaire; qu'il avait prêché une doctrine spirituelle et céleste; qu'il était mort et ressuscité après avoir fait une nouvelle alliance et créé un nouveau peuple ; qu'ensuite il était monté au ciel glorieux et triomphant. Us ajoutaient (\v! avant la fin du sixième millénaire son Évangile serait répandu parmi les nations , et qu'au bout de six mille ans de la durée du monde l'Antéchrist viendrait, persécuterait les justes, et exercerait sur eux mille cruautés; mais qu'alors Jésus-Christ descendrait du ciel pour abolir le règne de ce tyran ; que, l'ayant fait mourir avec tous ses suppôts, il rétablirait Jérusalem,

(i) « Quas licet non sequamur, dit S. Jérôme {Comment, in cap. 19 « Jerem.), tainen damnare non possumus, qaia multi ecclesiasticomm « virorum et martyres ita dixerunf : et iinusquisque in siio sensu abwn- «• det , et Doinini cuncta judicto reserventur. >*

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ûi^ durerait ai ûiif «Mar^,. oit toot le scptioBe milleaaire du MoaJe. kstiMft lioac Hèilmix, conciiuiKl : car c*cst yowk le pesple héluca que la lémeiMiieiiL DooTeile se pcépQge> PoidiBl les nulle an» du grand âabfaat. iesos^ Jidé de son peuqple, triomphera des Gcntiky et les aaMiirij à reocmaaitre àcn règm^. Ce a'crt pas à Boosà ienter celle ccarre imposable «ntre nos bûk. Telle était erideomiêiit la doctrine de Cmnlher comme on peut raperce«^oir dans, les débris qui nous en restent- Mais le Millênarisme en lui-même était si peu une opinion particulière de Cérîntfaev qu'on le retrouve très-positivement dans \ jipocafypse. Or, S. Jean, à qui Ton attribue cet ouvrage, était, suivant les traditions apostoliques, un des plus chauds adversaires de G^rinthe : « Je vis descendre «y du ciel, » dit S. Jean, ou Fauteur quel qu'il soit de \ Apucalpjse , « un ange qui avait la dé « de Tabime. et une grande cbabie à la main. Et

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