‹ De l'humanité, de son principe, et de son avenir, où se trouve exposée la vrais définition de la religion et où l'on explique le sens, la suite et l'enchaînement du mosaisme et du christianisme. [Première partie] (volume 2)Chapitre 103 sur 216 · LIVRE SIXIKMli · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIKMli

a il saisit le dragon j le serpent , qui est le diable et « Satan y et le lia pour miile ans. Et il le jeta dans « l'abîme , il l'y enferma , et scella Fabime sur lui , « afin qu'il ne séduisît plus les nations, jusqu'à ce « que les nulle ans fussent accomplis ; après quoi « il faut qu'il soit délié pour un peu de temps. « Alors je vis des trônes, sur lesquels s'assirent des « gens à qui le pouvoir de juger fut donné; je vis « aussi les âmes de ceux qui avaient été décapités a pour le témoignage de Jésus et pour la parole de « Dieu , qui n'avaient point adoré la bête ni son ic image, et qui n'avaient point pris sa marque sur « leurs fronts ou à leurs mains , et qui de\f aient « vii^re et régner ai^ec Jésus-Christ pendant ces « mille ans. Mais le reste des morts ne ressuscitera « point, jusqixà ce que les mille ans soient accom- « plis. C'est là la première résurrection. Heureux « et saint celui qui a part à la première résurrec- « tion ! La seconde mort n'a point de pouvoir sur « eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et du « Christ, et ils régneront avec lui mille ans. Et tf quand les mille ans seront accomplis , Satan sera « délié de sa prison, et il sortira pour séduire « les nations qui sont aux quatre coins de la « terre, etc., etc. (i). » On trouve de semblables visions sur le règne de mille ans dans le livre du

(1) Apocaljps.y c. XX.

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Pasteur^ ci'Hermas, que l'on croit un des Que*' tiens de Rome que S. Paul salue dans ses j^ti^ On sait que ce livre du Pasteur fut longtemps regardé comme canonique.

Sans contredit, toutes ces imagînatîcms des Juifs du temps de Jésus sur la résurrection oapa' lingénésie se nourrissaient des tableaux que les anciens Prophètes avaient si souvent faits d^mie résurrection du peuple juif entendue d'une façon politique et toute temporelle. Mais la pensée de ces Prophètes étant elle-même nourrie de la doctrine religieuse de Moïse, de la doctrine de Vanité^ ces peintures avaient un tel caractère, qu'elles pouvaient également s'entendre de la résurrection ou palingénésie du monde. Les Prophètes avaient promis aux Juifs que Dieu les rassemblerait d'entre toutes les nations, et qoe, lorsqu'il aurait exercé ses jugements sur tous leurs ennemis , ils jouiraient sur la terre d'un bonheur parfait. Mais, dans la bouche des Prophètes, cette prédiction semblait planer sur le monde. Dieu, dans Isaîe, dans Ézéchiel, pour dire qu'il sauvera les Juifs, annonce qu'il créera de nouveaux cieux , une terre nouvelle. L'inspiration des Prophètes est prise à une telle profondeur dans le sentiment même de la vie, que , lorsqu'ils ne veulent parler que d'événements déterminés et précis, ils sont l'écho de la vie divine qui est au fond de leur cœur, l'ex-

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