‹ De l'humanité, de son principe, et de son avenir, où se trouve exposée la vrais définition de la religion et où l'on explique le sens, la suite et l'enchaînement du mosaisme et du christianisme. [Première partie] (volume 2)Chapitre 156 sur 216 · LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME

dans ce livre qu'à deux titres : !<> ou comme des symboles poétiques sans conséquence ; u* ou comme le résultat nécessaire de Tignorance des Juifs dans les sciences, et des fausses idées de physique qui régnaient alors.

Les seuls anges que connurent d'abord les Juifs, les seuls dont il soit question dans le Pentateuque, ne sont autre chose que des messagers ou plutôt des messages de Dieu. L'Éternel veut manifester sa volonté, un ange apparaît pour signifier ce décret du Très-TIaut. Aussi ange en hébreu se dit mnlec^ un em'ojé. Ce mot maltc se traduisit en gi'ec par i^A%j qui a la même signification. Ces anges du Mosaïsme pur n'ont réellement pas d'existence; ils sont exchisivement une forme, hiéroglyphique pour ainsi dire, de la Providence de Dieu qu'ils sont chargés d'exprimer, forme qui apparaît souvent dans un songe, et qui toujours disparaît et s'évanouit comme un songe, quand le message est accompli. Aussi ce titre ai ange ou àiem>oyé de Dieu est-il également donné dans la Bible à certains hommes inspirés de Dieu, tout aussi bien qu'à ces êtres fictifs que Dieu était supposé envoyer. Tout homme qui avait reçu quelque inspiration regardée comme céleste, était appelé ange ou ^r^//g^^Yw^é»,cequiestabsohimentlamêmechose(i).

(i) J'ai démontré ce poiol dans u» aiilre écril. Voy. De l' Egalité^ dvuxiômc l'îirlie (p. lOo, noie}.

H6o i>£ i/humahité.

Ijes anges, donc, du Mosaïsme, qui ne sont que des *] inspirations reçues en rêve , ou des espèces de formes tantastiques significatives tout à ùàt éphémères, ou enfin des éx^angélislesj c'est-à-dire des hommes inspirés de TÉtre Universel qui agit dans toutes les créatures , et qui peut par conséquent se manifester à certains hommes plus qu'à d'autres ; ces anges, dis-je, ne blessaient pas très profondément le dogme de Dieu, considéré comme le Un éternel et infini. Vainement m'opposerait-on sur ce point le livre de Job, où le génie du mal parait incamé dans Satan. Ce livre de Job n'est pas hébreu. Mais, en tout cas, il n'y aurait rien à conclure de ce monument de doute et de scepticisme, r^ nom même de Satan donné dans ce livre au génie du mal atteste la supériorité de la métaphysique de Moïse, qui ne reconnaît pas de Satan. Ce nom de Sathan n'est autre, en effet, que le nom de Seth ou Sath, la connaissance^ augmenté d'une finale. Seth ou Sath étant la connaissance^ Séthan ou Satlian est l'antinomie de la connaissance , la connaissance en mal j l'erreur. Dans le dogme de Moïse, c'était la science ou la connaissance inspirée par l'égoïsme qui avait perdu l'homme. Donnez à cette connaissance égoïstCj à cette fausse connaissance, ou à l'erreur, une ipséité, une représenta* tion, un type, et supposez une existence hors de Dieu à ce type ; vous créez une espèce d'être par-

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