‹ De l'humanité, de son principe, et de son avenir, où se trouve exposée la vrais définition de la religion et où l'on explique le sens, la suite et l'enchaînement du mosaisme et du christianisme. [Première partie] (volume 2)Chapitre 173 sur 216 · LIVRE £IXli>:AfE. gOQ · texte numérisé non relu

LIVRE £IXli>:AfE. gOQ

« ce que nous connaissons la lumière de la vérité, « ce qui donne à l'âme la faculté de connaître, « c'est l'idée du Bien , et qu'elle est le principe de « la science et du vrai connu par l'intelligence. c< Quelque belles que soient la science et la vérité, « vous pouvez assurer, sans crainte de vous trom- « per, que l'idée du Bien les surpasse en beauté, ce Et comme, dans le lieu visible, on peut dire que ce la lumière et la vue ont quelques traits de res- « semblance avec le soleil, mais qu'il est faux de « dire qu'elles sont le soleil; de même, dans le lieu c< intelligible, on peut regarder la science et la vé- « rite comme des images du Bien, mais on aurait « tort de prendre l'une ou l'autre pour le Bien « même , dont la nature est d'un prix infiniment « plus relevé. En outre, vous pensez sans doute, <c comme moi, que le soleil ne rend pas seulement a visibles les choses d'ici-bas, mais qu'il leur donne a encore la naissance, l'accroissement, et la nour- ¥ riture , sans être lui-même rien de tout cela.

GI.AUCOir.

ce Comment le serait-il ?

SOCRATE

« Pensez aussi que les êtres intelligibles ne tienne nent pas seulement du Bien leur intelligibilité , « mais encore leur être et leur essence ; quoique le ce Bien lui-même ne soit pas un être ou une escc sence à la façon des autres essences , mais quel •

(|IO DC LHTVASrn.

• <{iie chose bien attddJi en dignité et en puis- 9 sanœ ; i ). 9

Soleil, lumière^ vue^ œil y Toilà donc les quatre termes que Socrate distingue dans le phénomène de la vision; et, transportant ce symbole dans la vb* , après Ta^oir pris de la Tie, il voit y dans le phénomène de Dieu communiquant avec ses créatures, quatre termes semblables : i® Dieu en tant quÉtre, qu'il appelle le Père; a** Dieu en tant qu Etre créateur ou émanant , qu'il appelle le Fils; 3* une pénétration de Dieu et de la créature, qu'il appelle Science, Yérité, et que d'autres ont appelée Esprit^Saint, Grâce, etc., et 4® enfin la créature dle-méme, ou ce que l laton appelle l'intelligence, c'est-à-dire F intelligence humaine.

De même que lœil , dit Maton, a été fsàt en quelque sorte par le soleil pour voir ce qu'éclaire ce soleil , par le moyen de la lumière émanant de ce soleil, et dans une certaine pénétration de cette lumière et de Tœil qui est appelée ^oie ou vision; de même la créature a été faite par Dieu pour voir ce que Dieu ou l'Etre révèle par le moyen de sa Lumière ou de son Fils, et dans une certaine pénétration de cette créature et de cette divine Lumière, laquelle pénétration est la science ou la vérité. Hors de là nous ne voyons pas, c'est-à-dire

(1) RépuUi^ue, Ut. VI, traduction deOroii.

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