‹ De l'humanité, de son principe, et de son avenir, où se trouve exposée la vrais définition de la religion et où l'on explique le sens, la suite et l'enchaînement du mosaisme et du christianisme. [Première partie] (volume 2)Chapitre 190 sur 216 · LIVRE SIXIÈME. qSi · texte numérisé non relu

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Saducéens, comme tout à l'heure contre les Hérodiens, quoique dans un sens très différent, et dans une position de problème très différente.

Alors, en troisième lieu, viennent les Pharisiens, qui demandent à Jésus quel est le premier précepte de la loi. Jésus leur accorde que c'est d'aimer Dieu; mais il déclare en même temps que ce précepte est adéquat à celui d'aimer l'humanité. C'est toujours le même lien entre l'homme et rhumanité, lien voulu par Dieu, et qui est le moyen par lequel Dieu nous fait vivre et veut que nous vivions, qui inspire ici Jésus, comme dans sa réponse précédente. Il avait répondu aux Saducéens : a Vous niez la vie future; vous ne comprenez pas l'Écriture; vous ne comprenez pas pourquoi elle fait dire à Dieu : Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob; vous ne comprenez pas que, sous des formes diverses, l'humanité est toujours le même être, et que chaque homme retrouve la vie dans l'humanité. » Ici il répond aux Pharisiens : « Aimer l'humanité est un précepte adéquat au précepte d'aimer Dieu, parce que Dieu se manifeste à l'homme dans cet amour de l'homme pour l'humanité; attendu que Dieu a uni l'homme à ses semblables , et a voulu que l'homme vécût d'une vie une avec ses semblables, afin que lui Dieu

gSl DE LHUMARITE.

trouvât sa loi ou sa volonté réalisée par cette union. Dieu a créé Thomme, Thunianité, et non pas des hommes. Donc, pour aimer Dieu et pour l'honorer dans sa volonté et dans son idée, comme il veut être compris et aimé , il faut aimer rhumanité, c'est-à-dire son prochain, comme soimême. » C'est 9 dis-je, toujours le même principe, la même base , la même vérité. L'application est différente , mais c'est la même doctrine.

Or la suite est bien remarquable : n Alors Jésus « interrogea les Pharisiens, et leur dit : Que vous <c semble-t-il du Christ? De qui doit-il être fils? ce — Ils lui répondirent : De David. — Et il leur tf dit : Comment donc David l'appelle- t-il par a l'esprit son seigneur, en disant : Le Seigneur a « dit à mon seigneur : Assieds-toi à ma droite, « jusqu'à ce que j'aie mis tes ennemis pour te ser- « vir de marchepied? Si donc David l'appelle son «seigneur, comment est-il son fils? Et personne i( ne put lui répondre un seul mot; et depuis ce « jour-là personne n'osa plus l'interroger? » Qui ne voit que c'est encore la même doctrine que Jésus, ici, de répondante qu'elle était, fait attaquante à son tour? David a appelé le Messie son seigneur ; et cependant ce Messie sera son fils. Voilà le passé aux prises avec Xavenir^ comme dans l'objection des Saducéens. Personne ne peut

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