‹ De l'humanité, de son principe, et de son avenir, où se trouve exposée la vrais définition de la religion et où l'on explique le sens, la suite et l'enchaînement du mosaisme et du christianisme. [Première partie] (volume 2)Chapitre 191 sur 216 · LIVRE SIXIEME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIEME

répondre, et Jésus n'ajoute rien. Mais il a déjà répondu; car cette question, qu'il pose à son tour, se résout comme celles qu'on lui avait adressées ,

et l'Ecriture ici encore est en faveur de sa doctrine.

Ainsi la même idée règne dans toutes ces réponses , savoir l'idée d'un lien divin et éternel qui unit les hommes dans l'humanité.

Vous voyez donc bien que la doctrine de Jésus se résume, comme celle de Moïse, dans ce grand mot : Dieu et ï! humanité.

Et c'est en effet, pour cela que lui, Jésus, qui se croit inspiré de Dieu à cet effet, donnera sa vie, afin que les hommes s'unissent dans la réalité comme ils sont unis dans l'idéal ou dans la volonté de Dieu, ne faisant, dans cette volonté de Dieu, qu'un seul homme qui reçoit sa vie de Dieu, et qui est à la fois homme et dieu.

Voilà le mystère du Christ j comme l'appelle souvent S. Paul.

Jésus fut un homme qui, il y a dix-huit siècles, conçut l'idée de Y humanité y et la conçut dans sa vérité métaphysique.

Aussi, dans son énergique langage, S. Paul souvent nous fait toucher au doigt ce sens de toute la doctrine du Christ. Christ et V humanité c^Qslipowv lui la même chose :

a Quoique nous soyons plusieurs, nous ne a sommes qu'un seul corps en Jésus-Christ , et

fosi^Htfr louE> ^cadm les uns des au-

f C<^ 1IB ami et HinK esprit <|iii opère toutes r ciHxse». les clistribaant à cliaciiu en poutkralier c coinflie il hn pbiL Car. oomme le corps n'est

• tpi'on. qooîquH ait pfaisîeiirs membres, et cjue « touâ les membres de ce seul corps, bîcD qu'ils c soient phisîeQrs. ne iorment qa*un corps, il en f est de même du ChrisL Car nom zwoos tous été f h^ptiiês Jaiks un même esprit, pour n être qu'un r seul corps . soit Jui£&. soit Grecs, soit esclaves, c soit libres: et nous avons tous été abreuvés d'un

• même esprit 'a .

c II n*v a ni Juif, ni Grec; ni esclave, ni libre; « ni homme, ni fenune : car tous vous êtes xrs en « Jésus-Christ 3 . »

S. Paul répond ainsi, comme un fidèle écho, à cette parole de son maître : « Je meurs afin que les « hommes soient perfe.tioïsés da^s l^'îiité ;^4)- *

Est-ce donc là ce que Jésus appelle /a vie , ou la vie éiernelle ^ ou la xH}lonté de son Père^ ou le royaume de^ cieiur. ou le royaume de Dieu^ ou son royaume à lui, inspiré qu'il se sent de Dieu,

(i) Rom. , ch Xn , T 5 : Oc :77ÀXst c> vmulx èou£v f» Xpiorw , é ^î

(») I.Cor.^ ch XII, T. ii-iî.

'3^ Galat., ch. UI , v. 28 : IlabTK 1« "ij^î; «U ctts f» XptrrM tr.aw.

'4' S Jean , rh. XVII , v. a3 : Vt% i^ TcrcÀnetui^ci aç f».

Page 1