‹ De l'humanité, de son principe, et de son avenir, où se trouve exposée la vrais définition de la religion et où l'on explique le sens, la suite et l'enchaînement du mosaisme et du christianisme. [Première partie] (volume 2)Chapitre 193 sur 216 · LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME

on a fait de ce royaume du ciel le paradis du Christianisme, le ciel du Christianisme, qu'étaitce donc réellement que ce ciel ou ce paradis?

Lecteur, j'en appelle à votre jugement. Après les preuves vraiment surabondantes que j'ai apportées sur ce point, lorsque j'ai voulu expliquer comment s'est produit le Christianisme , vous estil possible de mettre en doute que ce royaume du ciel était la (erre régénérée j que Jésus n'entendit jamais autre chose par son royaume ou son règne^ ou le règne ou royaume de son Père; en un mot qu'il ne s'agissait pas d'autre lieu^ pour ce royaume, quede la terre et de l'humanité. Si ce point n'est pas suffisamment clair et prouvé pour vous, je ne sache aucune question historique qui puisse être jamais résolue à votre satisfaction.

Il faut nier les témoignages de l'histoire, les témoignages de l'Evangile, les témoignages des Pères des premiei's siècles, ou reconnaître que l'attente d'ime fin et d'une résurrection du monde était ime opinion régnante avant Jésus-Christ; que Jésus embrassa cette opinion; qu'il se crut le prophète de cette résurrection ou palingénésie; que ses Apôtres l'acceptèrent à ce titre; que même après sa passion (qu'il soit ou non mort sur la croix ) y ils attendirent sa seconde venue et la réalisation de la promesse du règne de Dieu sur la terre; qu'ils attendirent ainsi ce qu'on appelait la

fin du monde ^ non pas pendant quelques mois ou quelques années, mais, de générations de Chrétiens en générations, pendant six siècles; que tous les Pères de Téglise, sans exception, furent unanimes rians cette attente; que de nouveau la même attente se produisit, de siècle en siècle , au moyen-âge; que les Chrétiens sont encore , théoriquement du moins, dans la même attente; qu'ils doivent même vivre dans cette attente, ou qu'ils ne sont pas Chrétiens; que ce point est en effet fondamental dans leur croyance; qu'il est une partie essentielle du Christianisme; qu'il est, comme tel, enseigné dans tous les livres de ce Christianisme , et qu'en fait, par conséquent, les Chrétiens sont aujourd'hui précisément dans le même cas que les Juifs , attendant comme eux le Messie.

Si les témoignages positifs et multiples de l'histoire, de l'Evangile , des Pères, de toute la tradition , ne sont pas de vaines chimères, les Juifs sont donc fondés dans leur opinion que le royaume du Messie concernait la terre y la réalité^ la vie ^ V humanité. Jamais, en effet, aucun Chrétien, avant la décadence du Christianisme, n'avait compris autrement Xépoque messiaque, J-a seule différence entre les Juifs et les Chrétiens consistait en ce que les Chrétiens , reconnaissant Jésus comme le Messie, attendaient une seconde venue de ce Messie sur la. terre , tandis que les Juifs, n'ayant

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pas voulu reconnaître le Messie dans Jésus, attendaient sa première venue.

Aujourd'hui Juifs et Chrétiens sont au même niveau. L'époque de la promesse est passée pour les uns comme pour les autres. J'ai fait précédemment cette remarque , que toutes les supputations les plus extrêmes des Juifs sur l'âge du Messie, en partant delà chronologie, altérée suivant nous, de leurs livres sacrés, sont dépassées aujourd'hui de quelque vingt ans. Et, quant aux Chrétiens, il y a longtemps qu'est reconnue fausse cette promesse de trois au moins des Évangélistes :

« Et je vous dis , en vérité, qu'il y en a quelques- « uns de ceux qui sont ici présents qui ne mourront « point qu'ils n'aient vu le règne de Dieu ( i ). »

S. Jean déjà doutait de cette promesse pour une ou deux générations ; quant à lui , il ne savait s'il mourrait ou non avant la seconde venue du Messie (2). Tous les Pères ont passé sur la terre

(i) s. Luc, cb. IX, V. «7. Cf. s. Matthieu et S. Marc, pass.

(a) S. Jean, ch. XXI, v. 20-24: « Et Pierre, 8*élant tourné, vit m venir après lui ie disciple que Jésus aimait (S. Jean ) , celui qui , peu- « dant le couper, était penché sur le sein de Jésus... Pierre donc, Tayant « vu , dit à Jésus : Seigneur^ et celui-ci , que lui arrivera-t-il ? Jé<«us hii " dit : Si je veux qu'il demeure jusqu'à ce que je vienne, que t'importe ? n Toi, siiisHnoi Ce qui fit courir le bruit, parmi les frères, que ce disciple • ne inounait point. Cependant Jésns n'avait pas dit : Il ne mourra point ; •* mais : Si je veux qu'il demeure jusqu'à ce que je vienne , que t'im- « porte? C'est ce disciple qui rend témoignage de ces choses, et qui les M a écrites ; et nous savons que son témoignage est véritable.»

C^Go DE L*nUAI\NIT£.

avec le même cloute. L'époque promise a toujours fui. Voilà dix-huit siècles que le Christianisme attend : c'est attendre trop long-temps , faute de comprendre.

Il est vrai qu'une opinion nouvelle, fausse, et véritablement absurde, a cours aujourd'hui, qui parait à beaucoup une explication suffisante de ce non-accomplissement de la promesse. On oublie tous les témoignages de l'Évangile, de l'histoire, et des Pères , on oublie en un mot toute la tradition, et on foule aux pieds le sens naturel et vrai de toute la religion , pour une seide parole qu'on attribue à Jésus; on lui fait dire : Mon royaume titest pas de ce monde. Mais Jésus n'a jamais dit absurdité semblable; et soutenir que cette parole est dans l'Évangile , c'est soutenir un faux manifeste. Une phrase de S. Jean , mais tronquée et altérée , a seule donné lieu au préjugé qui règne à ce sujet.

Il est clair, par la caractérisation que j'ai faite des quatre Évangélistes , que, des quatre, S. Jean était celui qui devait tenir le moins à la réalisation immédiate du règne du Messie sur la terre. L'Evangéliste de la palingénésie psychique ne devait pas penser sur ce point absolument comme l'Évangéliste de la palingénésie cosmique ^ ou comme l'Évangéliste de la palingénésie politique. Chacun des Évangélistes devait être à son point de vue. I.e métaphysicien qui voyait dans Jésus le Verbe

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étemeliement <îréateur , ne devait pas avoir grand empressement à arrêter cette création étemelle par moie fin subite des temps , et par un brusque miracle. Aussi cette fin du monde j qui revient à chaque verset , pour ainsi dire , dans S. Matthieu , et qui , dans ce proto-Évangéliste, parait suspendue sur la tête des hommes comme Tépée de Damoclès^ occupe-t-elle fort peu de place dans S. Jean. La tendance idéaliste de S. Jean est de remplacer cette palingénésie matérielle au premier chef, par une paUngénésie spirituelle au premier chef. Il est remarquable, par exemple, que c'est chez lui seulement que se trouve l'interprétation du baptême considéré comme une renaissance ou palingénésie ou résurrection spirituelle , tandis que le baptême dans les autres Évangêlistes n'est que le baptême de pénitence de Jean-Baptiste , prélude du miracle de l'ère messiaque ( I ). C'est aussi seulement dans S. Jean que se trouve la fameuse phrase , si faussement traduite par : « Mon royaume n'est pas de ce monde. » C'est-à-dire qu'il y a dans S. Jean quelque chose qui a pu donner Ueu à cette falsification, tandis que je défie les plus fins, ou les plus aveugles, de découvrir dans S. Matthieu, et même dans S. Marc ou dans S. Luc, un texte quel-

(i) Voy. le* articles Baptême et Confiimation ^le Y Encyclopédie NouveKe,

conque qui puisse aller à ce sens, et étayer ce mensonge. Voici le passage de S. Jean :

« Pilate rentra dans Je prétoire, et , ayant Eût venir. Jésus , il lui dit : Es-tu le roi des Juifs ? Jésus lui répondit : Dis-tu ceci de ton propre mouvement, ou si d'autres te l'ont dit de moi? — Pilate répondit : Suis-je Juif? Ta nation et les principaux sacrificateurs t'ont livré à moi. Qu'astu fsiit ? — Jésus répondit : Ma royauté n'est pas de ce monde-ci ; si elle était de ce monde-ci (du monde présent), mes gens combattraient afin que je ne fusse pas livré aux Juifs : mais quant à présent ma royauté n'est pas d'ici (i). — Alors Pilate lui dit : Tu es donc roi? — Jésus répondit: Tu le dis ; je suis roi , je suis né pour cela , et je suis venu pour cela dans le monde, afin de rendre « témoignage à la vérité (2). Quiconque est pour « la vérité écoute ma voix. — Pilatelui dit : Qu'est-ce « que la vérité? Et quand il eut dit cela , il sortit « encore pour aller vers les Juifs , et leur dit : Je « ne trouve aucun crime en lui ; mais vous avez « une coutume, que je vous relâche un prisonnier

(1) À77£xpt6r. 6 trjaoO;* È êaotXeia -fi iwrt eux canv îk toO xoapLou TOTTOÏ* El Èx TcO xcaaou TOTTOY rv tq 6a<nXsta r, ep-Ti , ot ù'ïrrjpcTOU ôtv ol epiol iï'Y»vi2îovTo iva ptTi wfltpa^oôw tcI; tcu^aict;* NYN ^è tq êaotXstx r. ejxYi oùx «onv èvreOdev.

(a) Àir&cpt(b) 0 triaoDç* 2ù Xs'-yei; on êaoïXeû; tip.i s'y»* È^tù etç tgûto -^tr^vriaat, jcai ¥\l TOTTO éXiiXudA tlç tov jcoapiov, ivot {xapTupr.aw -ni ôXriOita.

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« à la fête de Pâque : voulez-vous donc que je vous « relâche le roi des Juifs? — Alors tous s'écriè- « rent: Non pas celui-là, mais Barabbas. Or Ba- « rabbas était un brigand (i).

N'est-il pas évident qu'en supprimant trois mots dans une seule phrase de S. Jean , trois mots fort courts quant au nombre de lettres, mais fort importants, on a fait un véritable faux ? Ce faux existe dans les versions catholiques approuvées. Ainsi Le Maistre de Sacy traduira : « Mon royaume n'est pas « de ce monde, » dans le sens de c( Mon royaume ce n'est pas du monde, » comme s'il y avait dans le texte ex tou xoapu. Mais il y a dans le texte : èx, toO inj^a^LOM TOUTOU. Il omettra ensuite le mot viîv , quant à présent j ce mot qui certes ne peut pas être inutile et oiseux, tant il est significatif; et tandis que Jésus dit : « Mais quant à présent ou maintenant « ma royauté n'est pas venue , » il lui fera dire : « Mais mon royaume n'est point d'ici; » ce qui laisse croire aux Chrétiens que Jésus a un autre royaume que l'humanité , un autre royaume que la vie, la vie en nous, la vie éternelle en nous, la vraie et la seule vie.

Or ce passage est si clair, et tout s'y tient si bien depuis le commencement jusqu'à la fin, qu'il a fallu commettre un autre faux pour appuyer celui que nous venons de signaler. Jésus, en effet,

(i) s. Jeaii,ch. XVIII, v. 33-4o.

g(>4 m l'humanité.

continuant, dît quHI est roi, quCilest venu pour cela (<tç TouTo) dans le monde afin de faire régner la Vérité, et que quiconque est pour la Vérité écouit sa voix. Jésus dit donc là manifestement ^ii'iV sera roi un jour dans ce monde où il est venu pmr être roi. \jB. chose est plus claire que le jour. Il sera roi parce que , par le témoignage qtiil rend présentement à la Vérité^ il fera régner cette Vérité^ et qu'ainsi son esprit^ son inspiration, sa parole, cette parole que les amis de la Vérité écoutent, et qui les rallie, et qui les ralliera de plus en plus, régnera un jour dans ce monde, dans ce monde, dis-je, et non pas dans un autre monde; car il n'y a pas deux mondes , il n'y en a qu'un, la vie, la vie étemelle. Voilà, dis-je, ce que Jésus affirme positivement et littéralement dans le texte. Mais les traducteurs catholiques n'ont pas plus respecté, et pour cause, cette phrase de Jésus que la précédente; ils traduisent (le croirait-on quand on a le texte sous les yeux?) : « Je w suis roi ; car je ne suis né et je ne suis venu dans « le monde que pour rendre témoignage à la vé- « rite ; » en sorte que le Chrétien bénévole qui lit cette traduction voit dans Jésus une espèce du roi du ciel y c'est-à-dire d'un ciel imaginaire, qui a fait une apparition dans le monde pour se faire adorer; et tout le sens profond du Christianisme s'échappe à travers ces infidélités de la version catholique,

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laissant apparaître à sa place un faux ciel, un iaux Dieu, une fausse religion , Terreur, le mensonge, l'idolâtrie.

Je m'arrête. J'ai satisfait suffisamment aux quatre questions que je m'étais posées sur le sens du Christianisme. Le Christianisme me parait ex« pliqué. Son nœud capital est délié. £t je rends grâce à Dieu de ce que j'ai pu traiter ce grand problème sans blesser en rien ce qui est divin dans le Christianisme, ce qui lui survivra, ce qui est immortel, son âme, son esprit.

Je n'ai rien nié, j'ai expliqué.

Je n'ai pas eu besoin de récuser les Évangiles ni la tradition chrétienne , de supposer des interpolations, des anachronismes, des mensonges dans cette haute et respectable antiquité du Christianisme. J'ai tout accepté, et j'ai seulement expliqué.

Et, pour expliquer, je n'ai pas eu besoin de sortir du Mosaîsme, de supposer l'importation chez les Hébreux de doctrines persanes; ni de composer le Christianisme de toutes sortes de pièces et de morceaux; ni d'alléguer à tout propos la prétendue ignorance, imbécillité, superstition et sottise des fondateurs du Christianisme; ni de supprimer presque l'existence historique et réelle de Jésus , pour attribuer à l'imagination de ses légendaires tout ce qu'ils rapportent de lui. En un mot, je n ai eu recours à aucun de ces moyens

966 DE hHVMJLJUni.

dangereux et erronés par lesquels on anéantit la divinité et la vérité relative du Christianisme en voulant l'expliquer.

Deux interprétations du Christianisme ont fixé l'attention des penseurs dans ces dernières années. Toutes deux ont le défaut que je viens de dire.

L'une, sortie de l'école de Hegel , prétend , à la vérité, expliquer le Christianisme comme un produit de l'esprit humain. Mais apparemment c'est un produit qui s'est fait sous l'inspiration du hasard, et sans que la Providence y soit pour rien. Car l'explication en question ne montre dans le Christianisme aucune vérité quelconque qui vaille la peine d'être appelée religion ; et l'existence même de son fondateur, loin d'être nécessaire, n'est pas même probable dans cette explication.

L'autre interprétation dont je parle est sortie du Judaïsme moderne. Dans celle-ci, le Mosaïsme est préconisé, à la vérité, comme une doctrine admirable: mais d'abord par Mosaïsme l'auteur entend plutôt le Saducéisme qu'autre chose; en outre, il regrette évidemment que l'humanité ne se soit pas arrêtée au Mosaïsme, c'est-à-dire au Saducéisme; et, enfin, entre le Mosaïsme et le Christianisme , il ne trouve aucun lien ,. aucune suite véritablement sainte.

Je viens de prouver, tout au contraire , que le Christianisme est un développement normal de

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l'esprit humain 9 survenu d'abord au sein du Mosaîsme , en vertu même des prémisses contenues dans ce Mosaïsme , pour se répandre de là dans tout le monde romain, en vertu d'une préparation déjà faite dans ce monde , et ensuite chez les Barbares.

Du Mosaïsme au Christianisme, tel qu'il est dans les Évangiles, je trouve une parfaite analogie, une suite réelle et bien évidente. L'Évangile , suivant moi, est déjà dans la Genèse. La Genèse me fait comprendre l'Évangile.

Dieu est un , l'humanité est une. Dans l'unité, la vraie science, la vérité, la vie : hors de l'unité, l'erreur et le néant. Voilà Ja doctrine de Moïse et la doctrine de Jésus. Cette doctrine revient donc à cet aphorisme que nous avons essayé, dans les premiers livres de cet ouvrage, de prouver par des raisons directes et par des arguments modernes:

Par la volonté du Créateur^ nous sommes liés à r humanité non-seulement dans le fini et dans le présent y mais dans le futur et dans I: infini.

Avais-je donc tort d'affirmer par avance que la doctrine de la vie éternelle dans l'humanité était le fond du Christianisme, comme le fond du Mosaïsme? Avais-je tort d'écrire (i):

a Quelque effort que l'imagination ait pu faire ce pour constituer des paradis et des enfers à part

(r) Livre VI , cb. i.

968 DB l'hUBIAITITE.

« de la nature et de la vie y toujours l'imagination « s'est vue contrainte à reproduire dans ces de- « meures chimériques une image de Thumanité, « tant il est vrai que notre destinée est d'être « hommes , et de rester unis à l'humanité pour ce nous perfectionner avec elle.

« Et si, laissant la tradition ^ générale des « peuples, nous interrogeons, dans toute la pro- « fondeur de leur pensée, les hommes qui ont le « plus influencé l'esprit humain sous ce rapport, (c précisément parce que ce sont ceux qui ont eu a le plus de lumière, ou, si l'op veut, qui ont reçu « d'en haut le plus de lumière sur ce point, nous « trouverons que ces hommes , sans avoir montré «c à cet égard une certitude complète , ont néan- « moins incliné avec certitude vers l'opinion de la n vie étemelle continuée dans l'humanité.

« Ces hommes , pour notre Occident , sont inff contestablement :

« Pythagore,

« Platon,

« Jésus-Christ.

« Or Pythagore a enseigné le dogme de cette « immortalité, et n'a enseigné, malgré ce qu'on « dit ordinairement de lui , que ce dogme.

a Platon , au milieu de quelques hésitations « inspirées par son goût de science et de poésie, « a enseigné le même dogme.

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