‹ De l'humanité, de son principe, et de son avenir, où se trouve exposée la vrais définition de la religion et où l'on explique le sens, la suite et l'enchaînement du mosaisme et du christianisme. [Première partie] (volume 2)Chapitre 194 sur 216 · LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME

<f Enfin Jésus ne me parait pas avoir pensé au- « trement que Pythagore et que Platon. Plus, en a efFet 9 je lis l'Évangile , plus je me persuade que « Jésus n'avait pas compris le ciel autrement que « Pythagore et Platon. Ce n'est donc pas l'inspi- K ration vraie de Jésus, c'est l'erreur et, à bien des a égards , la folie des hommes , qui a créé le paff radis et l'enfer du Christianisme. »

Mais il £Eiut que je prévienne quelques objections, que l'cm ne manquera pas de me faire.

Première objection. On me demandera comment Jésus a pu enseigner à la fois la doctrine de la vie étemelle dans l'humanité et la palingénésie miraculeuse. On prétendra que ces deux doctrines se détruisent mutuellement , et sont inconciliables. Si Jésus, me dira-t-on, a conçu la vie future comme le développement continu de l'humanité et de chaque homme dans l'humanité et par elle, il n'a pas dû croire à un miracle palingénésique qui arrêterait ce développement.

Et si, au contraire, ce miracle palingénésique a saisi son esprit au point qu'il se crût et se dît le Messie envoyé pour ce miracle, comment a-t-il pu professer la doctrine de la vie éternelle dans l'humanité ?

Je réponds très nettement: Jésus n'avait pas d'autre doctrine que la doctrine de la vie éternelle dans l'humanité une et indivisible. Et pourtant il

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La doctnne de La vie éternelle en Dîeo un et par rhumamte une D^Uit p^» absolummit inconciliable avec Iklee d'une nouvelle genèse ou d'une palinerâésie a la t«M> ptsychique. politique^ et co^ mique. Moïse et les Prophètes avaient cette même doctrine de la vie étemelie en Dieu lui et par rhnmaDÎtê une; et pourtant Moïse et les Prophètes passaient pour aroir annonce une ^>oque messiaque. Pourquoi Jésus, nourri de Moïse et des Prophètes, u'aiirait-il pas cru ce que croyait

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