LIVRE SIXIÈME
<f Enfin Jésus ne me parait pas avoir pensé au- « trement que Pythagore et que Platon. Plus, en a efFet 9 je lis l'Évangile , plus je me persuade que « Jésus n'avait pas compris le ciel autrement que « Pythagore et Platon. Ce n'est donc pas l'inspi- K ration vraie de Jésus, c'est l'erreur et, à bien des a égards , la folie des hommes , qui a créé le paff radis et l'enfer du Christianisme. »
Mais il £Eiut que je prévienne quelques objections, que l'cm ne manquera pas de me faire.
Première objection. On me demandera comment Jésus a pu enseigner à la fois la doctrine de la vie étemelle dans l'humanité et la palingénésie miraculeuse. On prétendra que ces deux doctrines se détruisent mutuellement , et sont inconciliables. Si Jésus, me dira-t-on, a conçu la vie future comme le développement continu de l'humanité et de chaque homme dans l'humanité et par elle, il n'a pas dû croire à un miracle palingénésique qui arrêterait ce développement.
Et si, au contraire, ce miracle palingénésique a saisi son esprit au point qu'il se crût et se dît le Messie envoyé pour ce miracle, comment a-t-il pu professer la doctrine de la vie éternelle dans l'humanité ?
Je réponds très nettement: Jésus n'avait pas d'autre doctrine que la doctrine de la vie éternelle dans l'humanité une et indivisible. Et pourtant il
prochaines
ÊBésie, et y a Cût
dix-huit sîèdes.
il a commis une
loi dans
:, qu'il ne s'est €|iicn vingt n'est pas et positivecfai règne qui ne scst pas nccomplie!
n reste à iroir pMstfÊtk cpid point cette eireur était înconcîbaUe annpr la ihnliini de la TÎe éternelle daB& riuBimatniiê* et aasà josqnlâ «piel point cétait fÊÊÊÊt errenr: jf entends si Fidée, bien que £HB5e« était essentieileinmt busse, ou si die n'était tausse que din> sa forme.
La doctnne de La vie éternelle en Dîeo un et par rhumamte une D^Uit p^» absolummit inconciliable avec Iklee d'une nouvelle genèse ou d'une palinerâésie a la t«M> ptsychique. politique^ et co^ mique. Moïse et les Prophètes avaient cette même doctrine de la vie étemelie en Dieu lui et par rhnmaDÎtê une; et pourtant Moïse et les Prophètes passaient pour aroir annonce une ^>oque messiaque. Pourquoi Jésus, nourri de Moïse et des Prophètes, u'aiirait-il pas cru ce que croyait