LIVRE SIXIÈME
« est temporel. Il leur dit avant de mourir, dans a son Deutéronome : Si , après avoir eu des enii fants et des petits-enfants ^ vous préi^ariquez ^ « vous serez exterminés du pays^ et réduits à un « petit nombre dans les nations, — Je suis un (c Dieu jaloux y qui punis t iniquité des pères jus- « qu*à la troisième et quatrième génération, — « Honorez père et mère, afin que vous viifiez longea temps. — Si vous suii^ez mes commandements^ (( vous aurez de quoi manger^ sans en manquer yi jamais. — Si vous suii^ez des dieux étrangers , « 7H)us serez détruits, — Si "vous obéissez^ vous (i aurez de la pluie au printemps et en automne, fn du froment, de l'huile, du vin^ du foin pour « vos bêtes ^ afin que vous mangiez jusqu'à satiété, « — Mettez ces paroles dans vos cœurs, dans vos « mains, dans vos yeux ^écrivez- les sur vos portes, « afin que vos jours se multiplient, — Faites ce « que je vous ordonne, sans j rien ajouter ni re- « trancher. — Lorsque le Seigneur vous aura livré « les nations^ égorgez tout sans épargner un seul « homme, et rCayez aucune pitié de personne, « — Ne mangez point des oiseaux impurs , « comme l'aigle, le griffon, Cixion. — Ne man- « gez point des animaux qui ruminent et dont ^^r ongle nest point fendu, comme chameau, « lièvre j porc-épic, — En observant toutes les ora donnances, vous serez bénis dans vos villes et
/l72 DE l'humanité.
Bergier est obligé, par exemple, d'avoir recours à ce texte de VEcclésiaste : « La fin de l'hoinme « et des animaux est la même , et leur condition « est égale. Comme l'homme meurt, ainsi meurent « les animaux. Tous les êtres respirent par le même a mode, et l'homme n'a rien de plus que l'animal. « Tout est vanité. Tout va en un même lieu. Tout est « fait de la terre , et retourne dans la terre. Qui sait « si le souffle des fils d'Adam monte en haut, et si le « souffle des animaux descend en bas? J'ai donc a compris qu'il n'y a rien de mieux pour l'homme « que de se plaire dans son œuvre, et que c'est là « sa part de bonheur. Car qui le ramènera pour « jouir de ce qui sera après lui (i) ! » On demandera comment il est possible que Bergier ait songé à se servir d'un semblable témoignage ^ C'est que , dans l'extrême pénurie où il se tix)uve de citer quelque chose de la Bible qui ait trait à l'immortalité de l'âme comme l'entendent les Chrétiens, il prétend prouver au moins par ce texte que la question même n*était pas aussi complètement
(i) « Unus interitus est hominis et jumentorum, et aequa utriusque « conditio. Sicut moritur homo, sic et illa moriuntur. Simililer spirant M omnia , et nihil habet homo jumento amplius. Cuncta subjacent vanitati. M Et omnia pergunt ad umim locum. De terra facta sunt, et in terram « pariter revertuntur. Quis no vit si spiritusfiliorum Adam ascendat siirsum, « et si spiritus jumentorum descendat deorsum ! Et deprehendi nihil esse « meliiis quam laetari hominem in opère suo, et hanc essepartem illiiis. n Quis enim eum adducet, ut post se futura cognoscal?(^cT/w., c. iif,trad, % de Valable et de ïlobert Etienne.) »