‹ De l'humanité, de son principe, et de son avenir, où se trouve exposée la vrais définition de la religion et où l'on explique le sens, la suite et l'enchaînement du mosaisme et du christianisme. [Première partie] (volume 2)Chapitre 2 sur 216 · LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME

« est temporel. Il leur dit avant de mourir, dans a son Deutéronome : Si , après avoir eu des enii fants et des petits-enfants ^ vous préi^ariquez ^ « vous serez exterminés du pays^ et réduits à un « petit nombre dans les nations, — Je suis un (c Dieu jaloux y qui punis t iniquité des pères jus- « qu*à la troisième et quatrième génération, — « Honorez père et mère, afin que vous viifiez longea temps. — Si vous suii^ez mes commandements^ (( vous aurez de quoi manger^ sans en manquer yi jamais. — Si vous suii^ez des dieux étrangers , « 7H)us serez détruits, — Si "vous obéissez^ vous (i aurez de la pluie au printemps et en automne, fn du froment, de l'huile, du vin^ du foin pour « vos bêtes ^ afin que vous mangiez jusqu'à satiété, « — Mettez ces paroles dans vos cœurs, dans vos « mains, dans vos yeux ^écrivez- les sur vos portes, « afin que vos jours se multiplient, — Faites ce « que je vous ordonne, sans j rien ajouter ni re- « trancher. — Lorsque le Seigneur vous aura livré « les nations^ égorgez tout sans épargner un seul « homme, et rCayez aucune pitié de personne, « — Ne mangez point des oiseaux impurs , « comme l'aigle, le griffon, Cixion. — Ne man- « gez point des animaux qui ruminent et dont ^^r ongle nest point fendu, comme chameau, « lièvre j porc-épic, — En observant toutes les ora donnances, vous serez bénis dans vos villes et

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Bergier est obligé, par exemple, d'avoir recours à ce texte de VEcclésiaste : « La fin de l'hoinme « et des animaux est la même , et leur condition « est égale. Comme l'homme meurt, ainsi meurent « les animaux. Tous les êtres respirent par le même a mode, et l'homme n'a rien de plus que l'animal. « Tout est vanité. Tout va en un même lieu. Tout est « fait de la terre , et retourne dans la terre. Qui sait « si le souffle des fils d'Adam monte en haut, et si le « souffle des animaux descend en bas? J'ai donc a compris qu'il n'y a rien de mieux pour l'homme « que de se plaire dans son œuvre, et que c'est là « sa part de bonheur. Car qui le ramènera pour « jouir de ce qui sera après lui (i) ! » On demandera comment il est possible que Bergier ait songé à se servir d'un semblable témoignage ^ C'est que , dans l'extrême pénurie où il se tix)uve de citer quelque chose de la Bible qui ait trait à l'immortalité de l'âme comme l'entendent les Chrétiens, il prétend prouver au moins par ce texte que la question même n*était pas aussi complètement

(i) « Unus interitus est hominis et jumentorum, et aequa utriusque « conditio. Sicut moritur homo, sic et illa moriuntur. Simililer spirant M omnia , et nihil habet homo jumento amplius. Cuncta subjacent vanitati. M Et omnia pergunt ad umim locum. De terra facta sunt, et in terram « pariter revertuntur. Quis no vit si spiritusfiliorum Adam ascendat siirsum, « et si spiritus jumentorum descendat deorsum ! Et deprehendi nihil esse « meliiis quam laetari hominem in opère suo, et hanc essepartem illiiis. n Quis enim eum adducet, ut post se futura cognoscal?(^cT/w., c. iif,trad, % de Valable et de ïlobert Etienne.) »

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