‹ De l'humanité, de son principe, et de son avenir, où se trouve exposée la vrais définition de la religion et où l'on explique le sens, la suite et l'enchaînement du mosaisme et du christianisme. [Première partie] (volume 2)Chapitre 202 sur 216 · LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME

créature est ce qu'on appelle son espèce. Et cet le créature est en effet son espèce; car son espèce vit en elle, et cette créature ne vit que par son espèce. L'idée typique qui la créa la fait vivre. L'Être Universel ne la contient^ et ne là soutient , qu'en tant qu'elle est d'une nature déterminée et spécifique. Il sait ce qu'elle est par l'idée générale à laquelle elle se rapporte. C'est ainsi qu'elle prend place dans la Théodicée au sein de l'Infini. Elle est à cause qu'elle a été, à cause qu'elle sera ; elle est à cause qu'elle est une espèce en même temps qu'iui individu.

Donc de même que Moïse appelle Dieu iElohini, de même il ap{>elle tous les hommes Adam.

^lohim veut dire lui-les-dieux, c'est-à-dire ïêtre des êtres, Adam veut dire Thomme universel, l'humanité, le genre humain, c'est-à-dire l'homme qui est en même temps les hommes, comme Dieu ou l'Etre est en même temps les êtres.

Par cette profonde idée. Moïse déplace complètement à nos yeux la question de la vie future ; il lui fait quitter le champ où nous la voyions s'agiter entre les mains des philosophes grecs. Car si l'unité de l'espèce humaine est la vérité, si Dieu n'a pas créé ou ne crée pas des individus sans l'espèce, si l'homme est un être uni à l'humanité, il n'y a pas à chercher de vie future hors de l'humanité et du développement de l'humanité.

^8 DR LHUMAIIITK.

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