‹ De l'humanité, de son principe, et de son avenir, où se trouve exposée la vrais définition de la religion et où l'on explique le sens, la suite et l'enchaînement du mosaisme et du christianisme. [Première partie] (volume 2)Chapitre 209 sur 216 · LIVRE SIXIÈME. I OO i · texte numérisé non relu

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même ou son propre moi devant lui. Suivant donc qu'il se conduit avec ce non-moiy qui le reflète et dans lequel il se reflète, sa vie se développe ou s'atrophie , se perfectionne ou se vicie. Il ne peut être méchant sans se nuire à lui-même.

Les Chrétiens, pour s'encourager à l'aumône et à la charité, ont coutume de faire cette réflexion, que l'infortuné qui a recours à eux pourrait être leur Sauveur. « Il est possible, disent-ils, que ce pauvre soit Jésus-Ghrist. » Il faut aller plus loin que les Chrétiens; il faut nous dire : « Cet homme notre semblable, c'est nous-même. »Tous tant que vous êtes, hommes, vous êtes cela; et, chacun de vous étant cela, chacun n'a en lui que la moitié de sa vie pour ainsi dire, l'autre moitié étant dans son objet nécessaire , c'est-à-dire dans l'humanité. Et ayant ainsi la moitié de sa vie dans Thumanité, il se trouve n'avoir pas même cette moitié , s'il isole son bonheur du bonheur deThumanilé. Caria vie, ainsi divisée, par la volonté du Créateur, dans rhomme sujet et dans l'homme objet, est au fond indivise; tellement que là où il n'y a que la moitié de la vie, c'est-à-dire le sujet sans Tobjet, le sujet non uni à son objet nécessaire, il n'y a pas la vie, il n'y a rien.

Voilà , suivant nous , la réponse qu'il faut faire,

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