‹ De l'humanité, de son principe, et de son avenir, où se trouve exposée la vrais définition de la religion et où l'on explique le sens, la suite et l'enchaînement du mosaisme et du christianisme. [Première partie] (volume 2)Chapitre 22 sur 216 · LIVRE SIXIÈME. Si S · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME. Si S

me semble fausse et absurde, et reconnaître néan-^ moins qu'il y a dans ses recherches une multitude de vérités de détail, et qu'ainsi ses égarements même ont leur prix. Mais, je le répète, nous n'avons nul besoin de la restitution ^ vraie oU fausse , de l'ancienne langue hébraïque par Fabre d'Olivet , pour être assuré o^i^Adam dans Moïse veut dire Vhumanité.

Il est vrai que si nous admettions l'érudition de Fabre d'Olivet, le texte méme^ dans son sens direct et littéral , proclamerait cette vérité. Car Adam^ d'après la valeur originelle des racine^ hébraïques, suivant Fabre d'Olivet, se trouve signifier l'homme unwerseL Voici la traduction dans ce système des versets a 6 et 27 du chapitre premier de la Genèse : « Continuant à déclarer sa a volonté , il avait dit, Lui-les-Dieux: Nous ferons « l'homme-imiversel ( Adam ) , en notre ombre rétf fléchie, suivant les lois de notre action assimi- « milan te; afin que, puissance collective, il tienne « universellement l'empire , et domine , à la fois , <c et dans le poisson des mers , et dans l'oiseau des a cieux , et dans le quadrupède , et dans toute « Tanimalité , et dans toute ^îe reptiforme se « mouvant sur la terre. Et lui, l'Etre des êtres, « avait créé l'existence potentielle de l'homme- « universel (Adam) en son ombre réfléchie ; en son « ombre divine , il l'avait créé ; et , puissance col-

5iG DE l'humanité.

« lective , il l'avait identifié ensemble mâle et « femelle. »> Et voici la remarque dont Fabre d'Olivet accompagne ces deux versets : ce Moïse, dit-il, H ne tombe point ici dans l'erreur moderne , qui « a fait de l'homme un genre particulier dans le ce règne animal. Mais^ après avoir terminé tout ce « qu'il voulait dire sur le règne élémentaire, sur le « règne végétal , et sur le règne animal , il passe à « un règne distinct et plus élevé , qu'il nomme « Adam. Parmi les savants qui ont cherché Féty- « mologie du mot Adam , la plupart se sont ar- « rêtés à ses enveloppes les phis grossières. Ils n'y c< ont vu presque tous qu'un limon rouge, ou sim- « plement im limon , à cause de deux mots com- « posés qu'ils ont à tort pris pour des racines, et « dont l'un signifie rouge ou rougi ^ et l'autre la « terre en général ; tandis que le mot Adam , « étant plus simple, n'en peut pas absolument « sortir. Les prêtres égyptiens, auteurs de ce nom « mystérieux, comme d'une grande partie de ceux « que Moïse emploie, l'ont composé avec un art « infini. Il présente trois sens, ainsi que la plupart tf de ceux qui entrent dans la composition du « BerœshUh{\\ Le premier, qui est le sens propre, « a été restreint de plus en plus, à mesure que les « idées des Hébreux se sont rétrécies et matéria-

( I ) C'est le nom de la première partie du Sépner,

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