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« lisées; en sorte qu'il est douteux qu'il fût ence tendu dans sa pureté , même à l'époque de la tf captivité de Babylone, du moins par le vulgaire. a La version samaritaine, la plus ancienne de « toutes, est aussi celle qui en conserve le mieux « la signification. On le voit par les efforts que f fait le traducteur pour trouver une expression a correspondante. Après avoir copié le nom même N Adam , il Iqi cherche un synonyme dans le mot H samaritain qui signifie homme ^ et il traduit « d'une façon générale V homme. Mais, sentant que (( ce synonyme ne rend point encore l'hébreu , il « fait choix d'un autre mot samaritain qui veut « dire Y universel^ Y infini: mot tout-à-fait heureux, « et qui prouve l'antériorité et la supériorité de « la version samaritaine sur le targum chaldaïque. « Car l'auteur de ce targum ne passe pas le sensk «matériel, et traduit constamment V homme. Les. « hellénistes, qui suivent assez volontiers le sama- «ritain, l'ont abandonné en cette occasion. Ils. « auraient trop exposé le sens spirituel , qu'ils «voulaient cacher. Us se sont contentés de co-i t pier le chaldaïque, et de traduire ^e2a/7» par « ocv6p&Î7ro; , l'homme ; en quoi ils ont été imités « par S. Jérôme et par ses successeurs. Mais le noin « donné à Adam ne signifie pas seulement homo , « un homme; il caractérise , comme l'avait très '< bien vu le samaritain en le rendant par l'wm-
5i8 DE l'humanité,
« uersel^ ce que nous entendons par le genre hu^ « main , et ce que nous exprimerions beaucoup a mieux en disant le règne hominaL Cest l'homme a collectif, l'homme formé abstractivement par « l'assemblage de tous les hommes. Voilà le sens tf propre du mot Adam (i ). » Fabre d'Olivet donne ensuite le sens figuré de ce même mot ; il y trouve deux racines qui, réunies, offrent, dit-il , « l'image « d'une assimilation immorteUe, d'ime agrégation <f de parties homogènes et indestructibles. » Enfin, quant au troisième sens , le sens hiéroglyphique , il montre que l'expression scripturale de ce mot est composée du signe de l'unité et de celui de la multiplicité, revêtus du signe collectif, pour exprimer un développement illimité.
Mais laissons ces curieuses recherches, qui, après tout, n'ont, à nos yeux, que l'avantage de confirmer ce que la lecture du texte , tel qu'il est généralement entendu, et l'histoire même de toute la religion juive-chrétienne, montrent manifestement suivant nous. Moïse , encore upe fois, dans la Genèse j n'a pj^s voulu parler d'un homme particulier, nommé Adam ou le premier homme; il a voulu parler de Themme en général , de Thu-» pianité.
Remarquez d'abord, en effet, que le texte même,
({) luç Langue Hébraïque restituée, toi|i< II» p. 56.