‹ De l'humanité, de son principe, et de son avenir, où se trouve exposée la vrais définition de la religion et où l'on explique le sens, la suite et l'enchaînement du mosaisme et du christianisme. [Première partie] (volume 2)Chapitre 25 sur 216 · LIVRE SIXIÈME. Dit · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME. Dit

un certain homme en particulier? De même que le végétal, au verset ii, est la puissance potentielle végétale , être virtuel , ayant sa semence en lui-même , immortel , par conséquent , parce qu'il se reproduit ; de même qu aux versets a i et suivants, les cétacés, les reptiles, les oiseaux, sont des espèces , et qu'il ne s'agit pas d'êtres particuliers, mais de Vêtre même de ces espèces j ce que Hoïse appelle V existence potentielle et selon t espèce j c'est-à-dire l'existence ou l'être générique, ou ce qu'il appelle encore un souffle (particulier) de vie selon t espèce^ c'est-à-dire une vie générique, collective, immortelle, capable de se concentrer ou de se répandre, illimitée, par conséquent, dans le temps et dans l'espace ; de même , évidemment , \homme qui arrive à la suite de toutes ces créations est l'être potentiel homme , considéré comme une unité, une vie générique, collective, immortelle , capable de se concentrer ou de se répandre, illimitée , par conséquent , dans le temps et dans l'espace.

C'était un aphorisme des anciens docteurs juifs , que a la taille d'Adam s'étendait d'un bout du a monde à l'autre ( i ). » Ces anciens docteurs avaient raison , et les rabbins qui ont pris grossièrement leur idée , comme si le premier homme

(i; Ba}le, art. Adam.

f>a2 D£ LUUMANITÉ.

avait été un géant , ont montré bien peu de sens. Adam est un géant, en effet; car c'est rhumanité toujoiu*s vivante.

Mais remarquez bien , en même temps, que cette humanité est un homme. Comme nous lavons dit, en effet, et comme nous avons essayé de le démontrer plus haut ( I ) , il y a en Dieu identité entre l'homme, ou chaque homme, et l'humanité. L'humanité est en chaque homme, et chaque homme est l'humanité. Chaque homme, dis-je, est l'humanité dans une manifestation particulière; et pourtant l'humanité, dans toute son infinité, dans toute sa force potentielle, existe virtuellement dans chaque homme. De même qu'un chêne reproduit un chêne , et contient virtuellement l'espèce tout entière ; de même l'homme reproduit l'homme , et contient virtuellement l'espèce tout entière. Quand on a saisi cette idée , évidente d'ailleurs pour qui n'a pas le sens obstrué par le faux indivi* dualisme moderne , la création de l'humanité est la création de l'homme ou d'un homme. L'idée d'espèce est adéquate à l'idée d'un être particulier, parce qu'un être particulier n'existe pas indépendamment d'une espèce à laquelle il se rapporte, et (]u'au fond il est cette espèce.

Je ne sais si je m'abuse, mais il me semble c^ue

( « ) Dans le Livre y .

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