LIVRE SIXIÈME. 6l
par Anotaphjos (i). Le nom ai Amempsinos (si) nous parait un synonyme.
Lamech, ce nom si caractéristique dans le mythe philosophique de Moïse , signifie lien dans la dissolution. Lamech, dans le développement mythique que Moïse suppose à l'humanité, est le législateur, celui qui fait la loi , et qui empêche une complète anarchie. Le sens de ce nom est parfaitement conservé dans les deux noms diOtiarctes et di Arctator (3).
Enfin Noé est bien Xixouthros.
Donc la généalogie chaldéenne des générations antédiluviennes, dans Bérose, se rapporte de tout point à la généalogie hébraïque ou égyptienne des mêmes générations dans Moïse.
Or maintenant savez-vous combien ont régné de temps les dix rois antédiluviens de Bérose ? Ils
(i) De ôEvfi» qui exprime la profondeur, àv6>T0iT<t», au plus haut degré, et de Toéfoc, tombeau.
(a) Ce nom peut être une tournure figurée pour exprimer la mort ; car il semble pouvoir se traduire par ce dont on ne saurait se plaindre ni se venger; de a privatif y et de f&^ço|Aai, accuser, porter plainte contre quelqu'un ; (iifA<|^ic y plainte, accusation ; fAcpb^'^p.otçoc , qui se plaint de son sort; etc. On dit vulgairement de la tombe que c^est le lieu d'où on ne revient pas pour se plaindre. Mais ce mot, d'après les mêmes racines, peut aussi exprimer un état irrémédiable , et dans lequel la plainte est super-* flue, ou qui ne laisse pas même la force de se plaindre.
(3) Le radical arc ou arct exprime Taction de serrer, de presser, de lier. En latin arcto , serrer, presser ; arctatus ou arctus , resserré , étroit. Arceo veut dire à la fois lier (f^incula arcebant palmas, dit Virgile) et écarter tout ce qui pourrait détruire ce qu'on lie, ce qu'on retient. En grec,
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ont régné mo saresj ou lao fois un cycle de 36oo ans, c'est-à-dire 43^29000 ans.
Et si vous voulez savoir le sens de ce cyde de 43it,ooo années comptées par les Chaldéens Ut où notre Genèse ne compte que 3ooo ans, il £Eiut demander ce sens aux livres de Tlnde. Les Indiens vous diront que la période qu'ils appellent Cali-jrouga fait précisément 43t2,ooo années humaines.
T^ics Indiens distinguent, comme on sait, quatre âges, répondant, à ce qu'ils appellent un âge des dieux ou un âge dii^in , lequel âge divin n'est en^ core que la millième partie d'un jour de Brahma. Le premier de ces quatre âges, ou le Crita-jrouga , est de 1,728,000 années humaines; le second, ou le Trêta-jouga , est de i,296,t)oo années humaines; le troisième, ou le DiiKipara'jrougaj est de 864,000 années humaines ; enfin le quatrième,
opxstt n'a conserré que le second sens à^arceoy quoiqu*on retrouve l'idée de lUn dans plusieurs mots grecs de la même famille. Ce radical lien est également Torigine du mot àf x^ « commandement , domination , qui a un si grand emploi dans la langue grecque. Le rapport entre àpxctt et àfx^i est parfaitement indiqué par Texpression conservée àpxrécv pour dire : il faut commander. En dérivant donc du latin les deux noms d*Otiarctes et d'jéivtator, le premier voudrait dire le lien du repos ou celui qui force au repos , et le second , celui qui lie , qui retient , qui comprime. En \m dérivant du grec, ioto^txTDç signifierait celui qui commande la justice ou celui qui impose ce qui est licite, de idîa , chose licite , d*où éoia ècrrl , ou simplement é<na , il est permis ; et le second se rapporterait aux mots àfxéu, âpjtTÉov, àpxyj- L'idée de iter^ de contenir^ dn retenir, est, au surplus, la base de tous ces dérivés.