‹ De l'humanité, de son principe, et de son avenir, où se trouve exposée la vrais définition de la religion et où l'on explique le sens, la suite et l'enchaînement du mosaisme et du christianisme. [Première partie] (volume 2)Chapitre 66 sur 216 · ji8 DE l'humanité · texte numérisé non relu

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d'autres C'est par là que la Genèse , où il n'y a pas un mot qui ne soit de la science, de la métaphysique, et de l'histoire philosophique ( i ), où il n'y a pas un mot d'anges et de démons, où tout est admirable sous le rapport du réel comme sous le rapport de l'idéal, a donné introduction à toutes sortes d'opinions absurdes qui régnent encore aujourd'hui. Les Gnostiques ont vu XeuvsÉons dans ces fils de Dieu; et peut-être les anges et les diables ne se seraient-ils pas introduits facilement dans le Christianisme sans cette porte que la Genèse mal comprise leur laissa ouverte. L'antiquité hébraïque ne s'était pas trompée à ce point. La version samaritaine traduit les enfants des forts ^ desdomiiiateuj's. Le targum chaldaïque : Les fils des chefs de la multitude. Les Septante et la Vulgate, en traduisant : Ot utol ToO Séoiijfilii Dei^ ont donné lieu à bien des folies. Il est clair qu'il s'agit de la race de Seth. Moïse, continuant à décrire les suites du péché d'Adam, vient de dire qu'Adam s'étant livré à la polygamie et à une volupté effrénée, il en ré-

(i) Tai dit et prouvé plus haut que c'est peine perdue de chercher dans la Genèse des traces d'histoire précise , exacte, chronologique, à un degré quelconque. La Genèse ^ du moins dans les dix premiers chapitres, n'a rien d'historique dans l'acception ordinaire du mot. Seulement l'explication philosophique qu'elle renferme se relie à d'antiques traditions , et les comprend en leur donnant un sens religieux. C'est de cette façon qu'on peut considérer ce livre comme une histoire philosophiqae des commencements de l'humanité.

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