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d'autres C'est par là que la Genèse , où il n'y a pas un mot qui ne soit de la science, de la métaphysique, et de l'histoire philosophique ( i ), où il n'y a pas un mot d'anges et de démons, où tout est admirable sous le rapport du réel comme sous le rapport de l'idéal, a donné introduction à toutes sortes d'opinions absurdes qui régnent encore aujourd'hui. Les Gnostiques ont vu XeuvsÉons dans ces fils de Dieu; et peut-être les anges et les diables ne se seraient-ils pas introduits facilement dans le Christianisme sans cette porte que la Genèse mal comprise leur laissa ouverte. L'antiquité hébraïque ne s'était pas trompée à ce point. La version samaritaine traduit les enfants des forts ^ desdomiiiateuj's. Le targum chaldaïque : Les fils des chefs de la multitude. Les Septante et la Vulgate, en traduisant : Ot utol ToO Séoiijfilii Dei^ ont donné lieu à bien des folies. Il est clair qu'il s'agit de la race de Seth. Moïse, continuant à décrire les suites du péché d'Adam, vient de dire qu'Adam s'étant livré à la polygamie et à une volupté effrénée, il en ré-
(i) Tai dit et prouvé plus haut que c'est peine perdue de chercher dans la Genèse des traces d'histoire précise , exacte, chronologique, à un degré quelconque. La Genèse ^ du moins dans les dix premiers chapitres, n'a rien d'historique dans l'acception ordinaire du mot. Seulement l'explication philosophique qu'elle renferme se relie à d'antiques traditions , et les comprend en leur donnant un sens religieux. C'est de cette façon qu'on peut considérer ce livre comme une histoire philosophiqae des commencements de l'humanité.