‹ De l'humanité, de son principe, et de son avenir, où se trouve exposée la vrais définition de la religion et où l'on explique le sens, la suite et l'enchaînement du mosaisme et du christianisme. [Première partie] (volume 3)Chapitre 20 sur 31 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

philosophie grecque sur cette question souveraine , ce sont, à notre avis, les quelques lignes d'Apollonius que nous avons citées. Mais Apollonius , qu'on pourrait appeler le dernier grand philosophe grec, a encore le défaut des Grecs. Il ne connaît que l'Être Universel et les êtres particuliers.

Or l'être particulier ne vit-il que par l'Être Universel? Entre l'être particulier et l'Être Universel n'y a-t-il pas un lien, un intermédiaire, un être qui soit plus que l'être particulier, moins que l'Être Universel, et par lequel s'établit leur rapport?

Dieu est l'océan de vie , dit le disciple de Pythagore et des Védas, ce qui n'empêche pas que chaque être ne soit luimême un vase éternel de vie.

Oui ; mais pourquoi et suivant quelle loi ce vase de vie , ce vase étemel, passe-t-il de l'état d'invisibilité à l'état de manisfestation ? Ce vase particulier de vie , bien que rempli par l'Océan éternel, n'appartient-il pas à un ordre particu-> lier d'existence, préconçu dans la Théodicée, et harmonisé avec tous les autres ordres d'existence au sein de l'Infini ?

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