‹ De l'humanité, de son principe, et de son avenir, où se trouve exposée la vrais définition de la religion et où l'on explique le sens, la suite et l'enchaînement du mosaisme et du christianisme. [Première partie] (volume 3)Chapitre 26 sur 31 · ÉPILOGUE. Ml · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE. Ml

L'erreur de la plupart des hommes est de coufondre la vie avec ses manifestations.

Il y a deux mondes : le monde de l'être ^ et le monde des manifestations.

A l'essence de la vie répond donc un ordre ^ et à la manifestation de la vie un autre ordre.

La vie est toujom*s présente.

Donc ce présent embrasse le temps dans son immensité , dans son infinité.

Vous êtes étemel , puisque vous vivez. La vie en ellemême est étemelle et infinie.»

Vous êtes éternel comme homme : vous embrassez l'éternité sous l'aspect de l'humanité. Vous êtes Dieu-Homme.

Ensuite ^ et dans une autre sphère^ viennent les manifestations ; ce que vous étiez hier, ce que vous êtes aujourd'hui5 ce que vous serez demain ; non pas réellement ce que vous étiez, ce que vous êtes, ce que vous serez, mais ce que vous manifestiez, ce que vous manifestez , ce que vous manifesterez*

L'erreur de la plupart des hommes, encore une fois, est de confondre la vie avec ses manifestations, et de ne pouvoir distinguer ce que nous venons de distinguer , Y être et ses manifestations ; de ne pas comprendre que la vie est toujours présente, et par conséquent éternelle; que par conséquent nous vivons éternellement par cela seul que nous vivons.

Vous êtes, donc vous avez la vie éternelle ; car être emporte l'infinité et l'éternité.

Vous n'avez, il est vrai, cette vie qu'imparfaitement, et

comme une créature ; vous ne l'avez pas comme Dieu ^ qui l'a d'une manière infinie ; vous ne l'avez que d'une manière finie. Mais enfin vous l'avez.

Mais ensuite s'agit-il de la vie manifestée, il faut à cette vie un objet, il vous faut un objet ; cet objet est fini, comme vous-même l'êtes en essence.

Voilà le temps, voilà l'espace, non plus le temps dans son immensité , l'espace dans son immensité , mais le temps limité, l'espace limité.

Ainsi la vie manifestée est toujours dans le temps et dans l'espace.

Donc, étant éternels et infinis, c'est-à-dire participant de l'éternel et de l'infini de cette façon , nous trouvons par là même en nous la certitude de cette autre éternité et infinité qui consiste dans la manifestation.

En d'autres termes , nous sentant participer de l'infini en^ essence et en puissance, nous devons en conclure la manifestation éternelle de cette virtualité que nous sentons en nous.

Mais c^tte manifestation ne dépend pas de nous seulement; elle dépend de Dieu, elle dépend des créatures; elle est le fait du non-moi comme le fait du moL

Or, non seulement vous vous sentez être, c'est-à-direi éternel, en d'autres termes vous vous sentez une virtualitéi infinie et éternelle ; mais je dis que vous vous sentez , en tant que tel, lié aux autres hommes, à l'humanité.

En sorte que, bien qu'êtres finis, nous sommes unis à^ l'humanité d'une manière infinie à chaque instant de notre existence.

Ponc cette union éternelle qui lie l'homme- à l'homme , à l'humanité, se réalise à chaque instant donné de notre

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