‹ De l'humanité, de son principe, et de son avenir, où se trouve exposée la vrais définition de la religion et où l'on explique le sens, la suite et l'enchaînement du mosaisme et du christianisme. [Première partie]Chapitre 43 sur 60 · I^RATE · texte numérisé non relu

I^RATE

j» Il me paraît que vous vous formez une idée singulière de ]i ce que j'appelle la connaissance des choses d'en hauti Vous t aroy«z saas doute que si quelqu'un apprenait quelque chose « en considéranidebas en baut les peintures d'un plafond^ il r^arderait des yeux de l'âme, et non de ceux du corps. )) Peut-être avez-vous raison , et me trompé-je grossièrement. » Pour moi 9 je ne puis reconnaître d'autre science qui fasse » regarder l'âme en haut que celle qui a pour objet ce qui est » et ce qu'on ne voit pas. Et tandis que quelqu'un s'occupera » de quelque chose de sen^iblç, soit qu'il regarde en l'air la » bouche béante , soit qu'il baisse la tête et ferme les yeux, je »ne dirai jamais qu'il apprend quelque chose, parce que » sentir quelque chose n'est pas connaître ; ni que son âme » regarde en haut , mais en bas , quand m6uie il serait ccmché » à la renverse sur terre ou sur mer (1). »

Socrate a raison. Le ciel de notre âme n'esl pas dans ces astres que nos yeux considèrent Ces astres , quand même nous pourrions nous y transporta, ce ne serait pas le ciel^

(1) LiTre VIII , traduction de Gnra.

ce serait encore la terre. Ce serait un voyage comme celui que nous pouvons faire sûr la planète que nous habitons. Nous verrions d'autres corps , et voilà tout. Notre âme ne trouverait pas là le ciel.

Mais il faut aller plus loin que Socrate^ et être plus conséquent que lui. Il faut dire avec Socrate que le ciel n'est ni en haut ni en bas^ ni dans les objets que nous offre la terre ni dans les astres du firmanuent. Mais il ne faut pas mettre le ciel^ comme Socrate^ dans la pt^re intelligence, dans l'intelligible seulement Nous sommes sensation -sentiment-connaissance indivisiblement unis. Le ciel n'est donc pas dans l'intelligence seulement II est dans la sensation et dans le sentiment, comme dans l'intelligence^ ou plutdt il est dans le développement simultané de ces trois aspectsde notre nature réunis dans l'unité de cette nlsitare.

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