Hydronéphrose siégeant du côté gauche
ÉTIOLOGIE ET PATHOGÉÎSIE
du rein mobile et de l’hydronéphrose intermittente a été conçue de toutes pièces dans ses grandes lignes par L. Landau en 1881 ; il l’a approfondie à nouveau en 1888 et nous n’avons fait que la développer et la compléter. Mais, dès 1881, Landau avait tenté de contrôler cette théorie par des recherches expérimentales; et un de ses élèves, M. le D’’ Krakauer, de Berlin \ a publié, sous sa direction, un travail où sont consignées des expériences destinées à démontrer ces relations et le mécanisme de l’hydronéphrose intermittente. A vrai dire, CCS expériences ne nous ont pas paru avoir une aussi grande valeur que l’a écrit L. Landau ^ les conditions dans lesquelles elles ont été effectuées étant trop différentes de celles que nous indique l’anatomie pathologique et de ce qui semble se passer chez le malade. Krakauer a représenté le rein mobile et son bassinet par un ballon de caoutchouc, facile à dilater, placé sur un support résistant, susceptible de se mouvoir et pourvu d’un tube épais, simulant l’uretère. Variant à plaisir la position de ce conduit par rapport au ballon, il a eu la prétention de représenter ainsi tantôt un rein mobile avec une insertion de l’uretère à la partie supérieure du bassinet, tantôt un prolapsus du rein avec torsion de l’uretère, etc. Malheureusement il a trop oublié que les parois du bassinet ne sont pas douées d’une élasticité aussi considérable que celles du ballon de caoutchouc, que le rein ne se déplace pas à l’instar d’un ballon, etc. Quoi qu’il en soit, ces expériences ont eu le mérite de faire comprendre la théorie que nous résumions à l’instant; elles méritent au moins pour cela une courte mention.
On pourrait peut-être penser que l’expérience si originale de M. Arnaud ^ sur Vectopie artificielle des reins du lapin, vient contredire, dans une certaine mesure, celles de Krakauer d’une part \ les résultats de nos constatations cliniques et anatomiques d’autre part. Certes M. Arnaud, en introduisant dans la paroi abdominale antérieure les deux reins d’un lapin, a dû forcément amener un certain déplacement dans l’extrémité supérieure de l’uretère; mais rien ne prouve qu’il ait dû se produire là une coudure persistante de ce conduit. De plus, il n’y a pas à comparer, ce nous semble, ce déplacement brusque et artificiel du rein (encore l’opération n’estelle pas décrite bien clairement dans la note de M. Arnaud) avec le mouvement de glissement ou l’antéversion progressive d’un rein