CHAPITRE y
Étude clinique.
SOMMAIRE : § I. Types cliniques.
I, Hydronéphrose à évacuation brusque.
II. Hydronéphrose intermittente typique ; A. Début de la maladie. — B. Alîection constituée : 1° Intervalle des accès : a. État général; b. Etat local : Douleurs : locale, irradiées; tuméfaction rénale; urines; phénomènes réflexes. 2® Les accès de V hydronéphrose intermittente : a. Phase initiale : causes de l’accès, signes du début; 6. Période d’acmé (observations inédites) : A. Phénomènes généraux : état général, phénomènes réflexes ; B. Phénomènes locaux : douleur, tumeur, état de l’autre rein, urines; durée. — C. Période terminale : a. État général ; b. Phénomènes locaux : douleurs, tumeur, urines. — D. Remarques sur les crises : différences des accès suivant les cas; durée et fréquence des accès. — E. Physiologie pathologique de l’accès : conditions anatomiques et physiologiques; explication des symptômes. — F. Relations de l’hydrouéphrose intermittente avec l’étranglement aigu des reins mobiles.
§ II. Évolution, complications et terminaison.
I. Évolution et complications : A. Influence de la grossesse; B. Complications : 1® Pyonéphrose (infection du bassinet) : a. Pyélite des crises; b. pyonéphrose véritable. 2° Adhérences périrénales.
II. Modes de terminaison : 1° Transformation en hydronéphrose fermée. 2° Terminaison mortelle : a. Rupture de la poche; b. néphrite et urémie. 3“ Guérison spontanée.
§ III. Pronostic.
§ I. — Types cliniques.
Les observations d’Hydronéphrose intermittente doivent aujourd’hui être rangées, au point de vue clinique, — quoique plus tard on trouvera peut-être entre elles toute une série de formes de transition, — en deux catégories distinctes qu’il y a un réel avantage à ne pas englober dans une même description.
a. Dans un certain nombre de cas, les plus rares, les malades — ce ne sont presque que des femmes — n’ont pu en général être suivis que pendant une période de temps assez courte. Un jour, un médecin a constaté l’existence d’une tumeur abdominale, siégeant généralement à droite, et l’a prise pour un kyste de l’ovaire ; quelques
DE l’hYDRONÉPIIROSE INTERMITTENTE
jours après, spontanément ou sous l’influence d’une cause quelconque, il a été fort surpris de constater que ce kyste avait subitement disparu; en même temps, la patiente avait rendu une très notable quantité d’urine. Parfois, quelques mois plus tard, la tumeur a été constatée à nouveau, souvent un peu plus volumineuse, et de même a disparu tout à coup ; ou bien elle n’a plus été revue. Tout cela sans douleur, sans crises accompagnées de malaise général, de fièvre, de vomissements, etc. Ce sont ces faits auxquels nous avons réservé plus spécialement la dénomination d’ Hydronéphrose à évacuation brusque, spontanée ; ils forment, à n’en pas douter, une transition manifeste entre les Hydronéphroses définitives, fermées, et l’Hydronéphrose intermittente typique, une catégorie à part qui comprend certainement la variété anatomique qui a reçu le nom d'Hydronéphrose ouverte.
b. Puis, à côté de cette forme à allures un peu spéciales, qui n’est en somme qu’une hydronéphrose à évacuations se répétant à intervalles très éloignés et très rares, nous devons placer V Hydronéphrose intermittente vraie, type bien autrement fréquent et dont nous avons déjà donné les caractères cliniques principaux, en paraphrasant la définition de ce terme.
Voyons d’abord quelle est l’évolution de la maladie pour le premier groupe de faits que nous venons d’admettre h