‹ De l'hydronéphrose intermittenteChapitre 33 sur 123 · I. — Hydronépliro^ie à évacuation brusque · texte numérisé non relu

I. — Hydronépliro^ie à évacuation brusque

Nous avons pu réunir une dizaine de cas de ce genre. Ce sont d’abord les observations de Johnson (Obs. II), de Hillier (Obs. VI), de Rosenstein (Obs. VII), de Kœnig (Obs. XXVI) et de Hunter (Obs. LV); puis les cas de Bryant (Obs. XI), de Thiriar (Obs. XLVIII) et de Le Dentu (Obs. LVI et LVII), qui se rapportent à des hydronéphroses infectées, c’est-à-dire à des pyonéphroses, car nous ne croyons pas devoir séparer, dans cette étude clinique, ces deux classes de malades.

Il existe certainement un plus grand nombre de ces faits dans la littérature médicale, et quelques cas de Lancereaux, trop brièvement publiés, rentrent peut-être dans cette catégorie ^ Il aurait été facile

1. Tout ce chapitre va surtout avoir trait à V hydronéphrose intermittente des reins mobiles. Certes les cas reconnaissant une autre cause ne peuvent faire l’objet de descriptions spéciales j mais ils ne rentrent nettement dans ce cadre que par certains côtés; les symptômes locaux surtout diffèrent nn peu.

2. Certains cas anciens d’hydronéphrose vidée à l’aide de pressions exercées sur la tumeur (Broadbent, Roberts, etc.), brièvement rapportés par Morris (loc. cit., 1876), pourraient être rangés à la rigueur dans cette classe.

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de les découvrir en parcourant les monographies, surtout celles consacrées à la Pyonéphrose; mais les données que nous possédons suffisent pour se rendre compte de l’évolution de cette variété d’hydronéphrose ouverte.

L’observation de M. Thiriar en est le prototype. Une jeune fille de vingt ans remarque que depuis quelques semaines son ventre augmente de volume; un médecin constate l’existence d’une tumeur, assez volumineuse, siégeant dans le côté droit de l’abdomen et ressemblant à s’y méprendre à un kyste de l’ovaire. M. Thiriar se basant sur ce fait que les urines, d’habitude troubles, sont tout à fait claires depuis l’apparition de la tumeur, diagnostique une hydronéphrose fermée, susceptible de se rouvrir à un moment donné. Le lendemain la tumeur avait complètement disparu et la patiente avait évacué une grande quantité d’urine trouble et bleuâtre. Depuis cette évacuation spontanée, l’hydronéphrose n’a plus reparu.

Évidemment, dans cette observation, il s’agit d’une hydronéphrose d’abord ouverte qui resta méconnue, puisqu’elle ne présentait aucun symptôme important, hormis les troubles de l’urine, jusqu’au moment où, par un processus quelconque, l’uretère du côté malade vint à s’obstruer. Dès lors le rein sain avait continué seul à fonctionner (urines claires), jusqu’au moment où le bassinet atteint s’était vidé dans la vessie.

Kœnig, Rosenslein et Hunter ont observé des cas tout à fait semblables. L’observation de Johnson est plus intéressante encore parce qu’il y a eu grossesse; de même celle de Hillier, qui, elle, a trait à une hydronéphrose congénitale. Celle de Rosenstein mérite aussi d’être spécialement mentionnée, car, malgré le diagnostic rétrospectif porté avec raison par L. Landau, cet auteur continue à penser qu’il a eu affaire à un kyste de l’ovaire ouvert dans les voies urinaires k Ce qui montre combien le diagnostic peut être difficile, combien les caractères physiques de la tumeur peuvent en imposer au médecin. Chose curieuse, quatre fois sur neuf, on a cru d’abord à un kyste de l’ovaire (Johnson, Rosenstein, Thiriar, Rryant) et une fois à un kyste du rein (Hillier). On aurait sans doute songé aussi à un kyste de l’ovaire dans ce dernier cas, s'il ne s’était pas agi d’une hydronéphrose congénitale et d’un petit garçon k

Quand la collection du bassinet est franchement suppurée, comme dans les cas de M. le prof. Le Dentu, le diagnostic est bien plus aisé et il a toujours été fait : la pyurie met de suite sur la voie.

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