Voir Rosenstein. Loc. cit. (dernières éditions
2. Sur ces neuf hydronéphroses rassemblées par nous, il y a sept femmes, un homme et un petit garçon.
UE l’iiydronéphrose intermittente
Dans presque tous ces cas, la poche hydronéphrétique est généralement assez arrondie et globuleuse, mohile comme un kyste intraabdominal pédiculé \ assez volumineuse, et la quantité d’urine évacuée souvent fort abondante : ce qui se comprend, puisque d’ordinaire la poche se vide presque tout entière en une seule fois.
L’évacuation totale est brusque et terminée en un instant; elle peut cependant n’être que partielle (Hillier) et les urines rendues tout à fait claires, ce qui est très rare. La disparition rapide et brusque de la tumeur semble indiquer que la voie de dégagement, un instant oblitérée, est assez large en temps ordinaire.
Mais ce qu’il y a de plus important à signaler c’est Vahsence d'accès véritable, de crise douloureuse proprement dite, accompagnée de fièvre, de vomissements ou de nausées, de sensation d’urine retenue subitement, etc.; en un mot, l’absence de tout ce cortège de symptômes si pénibles qui constitue la caractéristique de l’hydronéphrose intermittente type. Certes, parfois, la tumeur peut être douloureuse à la pression, surtout si elle est enflammée ; mais très rarement on observe des douleurs présentant une intensité ou des modifications comparables à celles des accès que nous allons bientôt décrire; rarement même, il y a des douleurs survenant spontanément. La tolérance du bassinet dans ces cas de distension très lente, à longue portée, est un fait très remarquable, qu’il faut absolument retenir. Quelle différence avec les faits de distension soudaine dont nous allons nous occuper! L’altération de l’urine est presque le seul symptôme du début; encore passe-t-elle souvent inaperçue
Ces hydronéphroses à évacuation brusque, qui ressemblent à s’y méprendre à des kystes de l’ovaire rompus dans la vessie, quand les urines sont normales, peuvent encore être confondues avec des hydronéphroses s’ouvrant dans l’intestin (cas de Horship, de Gautruc, etc.), au dire de Morris, si l’on ne précise pas bien la façon dont l’urine a été expulsée au dehors. Il suffit de mentionner la possibilité de cette complication très rare, pour que l’erreur, grossière en somme, puisse être évitée.
Ce que deviennent ultérieurement ces hydronéphroses, on n’en sait trop rien. Peut-être présentent-elles les mêmes complications que les hydronéphroses véritablement intermittentes? Peut-être se transforment-elles en hydronéphroses irrémédiablement fermées? Il
1. Cette mobilité, notée dans beaucoup de faits, nous semble montrer d’une façon indiscutable les rapports de cette variété clinique avec le rein mobile.
2. Dans le cas d’Hillier, le tableau clinique a été un peu différent; mais il faut se rappeler qu’il s’agissait d’une lésion congénitale.
ÉTUDE CLUNIQUE
est plus probable que beaucoup d’entre elles deviennent d’abord plus ou moins franchement intermittentes, avant de revêtir l’allure clinique d’une hydronéphrose définitive. Nous sommes même persuadés que si ces cas avaient été observés plus longtemps, dans bien des circonstances on aurait pu constater cette transformation. Tout cela prouve que, si, dans nos descriptions didactiques, nous sommes obligés de créer des catégories de faits un peu artificielles, il n’y a pas en réalité entre elles une délimitation bien tranchée.
Il ne faudrait pas en tous cas prendre ces observations à rémissions de longue durée, qui parfois permettent aux malades d’oublier complètement et les troubles rénaux et la tumeur antérieurement constatés, pour des exemples de guérison absolue.