‹ De l'hydronéphrose intermittenteChapitre 38 sur 123 · Figure empruntée au mémoire de Hare · texte numérisé non relu

Figure empruntée au mémoire de Hare

1. Dans les cas congénitaux, il n’y a généralement pas de mobilité (Lloyd, Hillier, etc.). Dans les cas très anciens, la tumeur peut être fixée à une certaine distance de la loge rénale par des adhérences et le rein n’est plus mobile. A ce moment il y a de la pyélite.

2. Küster dit que cette fluctuation s’apprécie mieux sous le chloroforme.

3. Presque tous les auteurs classiques prétendent bien à tort que l’Hydronéphrose est toujours fluctuante.

ÉTUDE CLINIQUE

intermittente des deux côtés à la fois (Hare, cas I; Newman, cas II). Dans ces conditions, il existe des phénomènes douloureux des deux côtés de Tabdomen et une très notable augmentation de volume des deux reins (voir Fig. XIV). Il est évident que ces cas présentent une gravité toute particulière; qu’à un moment donné une des hydronéphroses intermittentes se transforme en hydronéphrose fermée, un accès un peu violent suffit alors pour emporter le malade d’urémie (Hare). Ordinairement le rein opposé est sain; ce qui le démontre péremptoirement ce sont les nombreux cas de guérison radicale obtenus après l’extirpation du rein malade. Mais il peut être mobile, surtout si l’hydronéphrose est mobile ou en rapport manifestement avec un rein mobile (Kœhler, etc. ^).

4° Urines, — Dans cette période, les urines sont très ordinairement rendues en plus petite quantité que d’habitude (oligurie) ; mais il n’en est pas toujours ainsi; d ailleurs il faut dire que rarement on s’est attaché à étudier à fond cette question de la diminution des urines pendant l’accès. Cette diminution dans la quantité résulte d’une part de ce que le bassinet malade est d’habitude totalement oblitéré pendant la crise ; d’autre part, de ce que l’autre rein, par action réflexe ^ ne sécrète pas ou ne fournit que quelques gouttes d’urine. Très exceptionnellement on a noté de Vanurie ou plutôt la suppression totale des urines [Tulpius, Baker, Newman (cas I, II, IV, etc.)], et, dans ces cas, on peut observer tous les symptômes de Vurémie au début (troubles visuels, céphalalgie, excitation spéciale, etc.).

Les urines, quand il y en a d’évacuées à ce moment, sont ordinairement claires^ oxx à peine troubles, car elles proviennent uniquement du rein du côté opposé (Thiriar, etc.), et généralement ce dernier est sain.

Si les urines sont purulentes et hématuriques, cela prouve que

1. On sait que les reins mobiles des deux côtés à la fois s’observent assez souvent.

2. Action sur les vaso-constricteurs du rein sain {Réflexe réno-rénal). Ce réflexe d’inhibition semble pouvoir se produire dans ces cas sur un rein absolument sain; point n’est besoin que le rein non hydronéphrotique soit malade lui-même d’une façon quelconque.

3. M. Guyon dit en effet (sept. 1891) des malades dont l’hydronéphrose intermittente est infectée, « qu’ils ont des urines légèrement troubles tant qu’ils se portent bien, taudis qu’au moment de leurs crises, ils en rendent de complètement claires » : remarque qui a déjà servi à Thiriar pour poser le diagnostic dans son cas d’hydronéphrose intermittente d’une forme un peu particulière. C’est en effet parce qu’ils sont sous le coup d’une rétention rénale — complète pendant la crise — que ce phénomène « en apparence favorable » se produit. Les urines redeviennent troubles quand le cortège douloureux disparaît, ou quand la rétention cesse et que l’uretère du côté malade redevient perméable, comme nous le disons plus loin.

Tehrier et Baudouin.

DE l’iiyüronépiirose intermitteinte

l’occlusion de l’uretère du côté malade n’est pas complète ou, ce qui est bien plus exceptionnel, que l’autre rein est atteint.

L'hématurie à ce moment est rare, mais a été signalée [Lloyd (cas I), Fürbringer (cas II), Zawisza (cas I)] ; elle est sans doute due à une néphrite chronique concomitante, ce qui indique une lésion ancienne.

Dans les cas de Pyonéphroses avérées, il n’y a rien d’étonnant à ce que le peu d’urine qui est rendue à cette période contienne même une assez grande quantité de pus.

Mais il s’en faut qu’il en soit toujours ainsi et quand on fait une ponction dans les sacs hydronéphrotiques en plein accès, on peut parfois trouver du liquide clair, jaunâtre, ressemblant à de l’urine normale (Landau, cas V, etc.) ou à celui d’une hydronéphrose fermée déjà depuis longtemps (liquide plus clair, bien moins riche en urée et en sels, etc.).

Durée. — Cette période d’acmé, qui rend la vie absolument insupportable aux malades, qui les fait se décider aux interventions les plus sérieuses, dure rarement plus de douze à vingt-quatre heures, quand elle est aussi violente que nous venons de le dire. Si les phénomènes persistent parfois plus longtemps, en général ils sont moins intenses et présentent seulement, au cours des deux ou trois jours pendant lesquels on constate une tumeur dans l’hypocondre, plusieurs poussées aiguës de très courte durée.

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