‹ De l'hydronéphrose intermittenteChapitre 49 sur 123 · C. f. Gyn., 1890, n° 4, 25 janvier, p · texte numérisé non relu

C. f. Gyn., 1890, n° 4, 25 janvier, p

Tcrrieh et Baudouin, O

DE l’hYDRONÉPHROSE INTERMITTENTE

néphrose en comprimant complètement l’uretëre. Les crises deviennent alors plus fréquentes et plus douloureuses, comme dans les premiers mois de la conception chez la malade d’Eger, jusqu’au moment où l’accouchement vient remettre les choses dans le même état qii’auparavant.

Enfin, dans un cas d’Israël, la grossesse ne paraît avoir joué aucun rôle, quoique la tumeur fût ensuite devenue définitive.

En somme, l’atténuation des symptômes, constatée parfois, n’est qu’apparente et dure fort peu; et la lésion paraît plutôt s’aggraver, tout en ayant l’air de marcher un instant vers la guérison. Certes, il n’est pas douteux que les malades souffrent moins, quand les accès ont ainsi disparu ; mais il ne faut pas oublier que, pour qu’ils disparaissent de la sorte, il faut arriver au cinquième mois de la grossesse. Une certaine disposition de l’utérus, qui peut ne pas se rencontrer dans beaucoup de cas, est de plus nécessaire, car il faut qu’il y aie compression notable et persistante de l’uretère.

D’ailleurs cette transformation temporaire en hydronéphrose fermée peut avoir d’autres inconvénients; elle prédispose à l’avortement ou à l’accouchement prématuré, comme cela a eu lieu au cours de la deuxième grossesse chez la malade de Eger et chez celles de Johnson et de Wilse. Elle peut, en même temps, mener sans trop de bruit la patiente à la mort, en passant par des attaques d’éclampsie (Wilse).

On a, paraît-il, constaté la guérison de reins mobiles à la suite de grossesse (Hare \ etc.). Nous n’y contredisons pas; mais, quand ils sont compliqués d’hydronéphrose même légère, nous ne conseillerions jamais de recourir à pareil moyen, qui, même pour le rein mobile simple, ne nous semble pas devoir constituer une ressource thérapeutique sérieuse.

B. — Complications.

1° Pyonéphrose {infection de V Hydronéphrose).

a) Py élite des crises. — Nous n’avons pas considéré à proprement parler comme une complication, tellement elle est fréquente et même parfois précoce, une infection légère de l’hydronéphrose, l’apparition d’un degré plus ou moins marqué de pyélite dans un bassinet dilaté. Les micro-organismes pénètrent si facilement, chez la femme surtout, et alors même qu’il n’y a pas de blennorrhagie, dans la vessie, l’uretère et même le rein, que, chez elle, il est assez rare d’observer

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