Landau. Berl. Klin. Woch
DE l’hYDRONÉPIIROSE I^TERlM^^rENTE
identiques. Aussi considérerons-nous encore, au cours de nos descriptions, ces deux expressions comme synonymes. Nous indiquerons d’ailleurs ultérieurement la dénomination que nous avons choisie pour désigner les Hydronéphroses, formant en effet un groupe bien à part, pour lesquelles L. Landau avait voulu réserver le terme de « récidivante » L
3° Variétés d* Hydronéphroses.
Avant de poursuivre cette étude, nous voudrions encore déblayer le terrain et rappeler quelques expressions pittoresques acceptées à l’étranger. Si nous y insistons, c’est qu’elles peuvent, dans une certaine mesure, induire en erreur le lecteur non prévenu. Or, avant tout, il importe de s’entendre sur la signification des mots dont on veut faire usage.
Certains auteurs, et Braun ’ en particulier, distinguent nettement de l’Hydronéphrose à forme intermittente les Hydronéphroses constituant des tumeurs de volume constant ou peu s’en faut, et chez lesquelles cependant on observe toujours un certain écoulement d’urine du bassinet dans la vessie. Ils les appellent des Hydronéphroses ouvertes
a. Hydronéphroses ouvertes. — Cette distinction, très exacte quand l’on va au fond des choses, est peut-être un peu superflue en clinique. Si l’on veut bien se reporter à ce que nous disions plus haut, à savoir qu’il ne faut pas oublier que dans la grande majorité des cas il persiste une communication plus ou moins importante du sac hydronéphrotique avec l’uretère, on comprendra facilement que presque toutes les Hydronéphroses, dites fixes ou constantes, les Hydronéphroses classiques en un mot, sont des Hydronéphroses ouvertes de Braun. Cependant, c’est là un mot heureux, bon à conserver; il rappelle trop bien le caractère fondamental de la poche hydronéphrotique, c’est-à-dire l’existence d’une voie de dégagement pour le liquide qui s’y est accumulé, voie heureusement fort souvent ouverte. Toutefois il faut remarquer dès maintenant qu’il y a sans doute tous les intermédiaires entre ces Hydronéphroses ouvertes et
1. Depuis la publication de ce travail dans la Revue de Chirurgie, M. le P'' Guyon, comme nous le rappelons plus loin, s’est occupé de cette question. Il emploie de préférence le terme de Rétention rénale incomplète. Nous croyons devoir conserver l’ancienne dénomination, proposée par Cole en 1874.