Czerny. Loc. cit
3. Ce cas est intéressant, parce que la lésion de ruretère est analogue à celles qui ont été signalées dans les hydronéphroses intermittentes, et parce que Czerny dit que celte tumeur ne pouvait être considérée que comme iin rein mobile, devenu hydronéphrotique. L’uretère était perméable et l’hydronéphrose était cliniquement fermée.
ÉTUDE CLINIQUE
L. Landau et tout récemment K. Zawisza ont encore été plus loin en disant que, dans la majorité des cas, toute hydronéphrose définitive, fermée, a dû commencer par être intermittente. Nous ne sommes pas éloignés d’ctre aussi affirmatifs que le gynécologiste berlinois, à condition d’admettre toutefois qu’il y a des hydronéphroses intermittentes qui évoluent sans se manifester bruyamment, sans crises douloureuses. Gela étant, on comprendra facilement pourquoi il doit en être ainsi, si l’on veut bien se souvenir de la loi établie par J. Gohnheim % Straus et Germont - : « Toutes les fois qu’une ligature hermétique est appliquée aseptiquement et en une seule séance sur l’uretère, le rein correspondant s’atrophie, au lieu de présenter une dilatation du bassinet ))\ Pour que celui-ci se dilate, il faut en effet une oblitération légère et incomplète au début; autrement dit, il est indispensable d’avoir une cause qui agisse progressivement et développe lentement un rétrécissement graduel, qui laisse libre une partie de la lumière du canal,
Gohnheim, en effet, le premier, a montré qu’on peut obtenir un très haut degré d’hydronéphrose chez le lapin et surtout chez le chien, en liant Turetère à l’aide d’un fil aseptique très médiocrement serré. Autour de cette ligature il se fait une irritation circonscrite, non suppurée bien entendu, qui amène la formation d’une sorte de gaine conjonctive comprimant de plus en plus l’uretère \
De cette expérience fondamentale, il nous semble qu’on peut parfaitement rapprocher les résultats de nos examens nécroscopiques. La flexion de l’uretère ne joue-t-elle pas dans le cas de rein mobile, le rôle du fil modérément serré, tout en agissant à portée bien plus longue !
Dans ces conditions, comme l’hydronéphrose intermittente doit fort souvent compliquer, à divers degrés, le rein mobile, affection elle-même bien plus fréquente qu’on ne le croit, on voit comment la grande majorité des hydronéphroses fermées peut être considérée comme une conséquence des déplacements rénaux. Tout cela justifie ce que nous laissions déjà pressentir au début de ce travail, à
1. Julius Gohnheim. Vorlesungen über allgemeine Pathologie. Berlin, t II 188*^
p. 400 et 411. ■ • ,
2. Straus et Germont. Lésio7is histol. du rein après ligature des uretères' in Ai ch. de 1 hgs. noi'in. et pathol., 1882. — Voir aussi les remarcjues clinicjues de James {Edimhurg med. Journal, 1877 et 1878).