Voir Zawisza (cas I
DIAGNOSTIC
n’en existe pas, si le malade ne rend pas de graviers, ne présente pas des symptômes plus spécialement en rapport avec la colique néphrétique, force est bien de songer à autre chose.
h. C’est ce qui eut lieu dans une observation deFürbringer (cas III), où Ton crut un instant à une Hémoglohinurie paroxystique \
L’examen approfondi des urines permet toujours, il est vrai, de lever rapidement la difficulté. On ne devra donc jamais manquer d’y avoir recours quand l’hématurie sera assez abondante pour simuler le passage de l’hémoglobine dans les urines.
c. On sait que dans les cas de torsion du pédicule vasculaire d’un rein mobile, l’urine est trouble, albumineuse et sanguinolente-, par suite dans les cas d’hématurie légère ou tout au moins d’urines sanguinolentes accompagnant une crise douloureuse analogue à celles de fhydronéphrose intermittente, on pourrait penser — et on l’a fait — à un accident de ce genre. Pour nous, qui ne croyons guère à l’existence de cette torsion ou du moins qui ne lui attribuons aucun rôle dans la pathogénie des divers accès douloureux des reins mobiles, nous ne pouvons avoir à faire un tel diagnostic. Nous ne nions pas de parti pris que cette torsion ne puisse se produire; mais elle ne peut être cause de crises comparables à celles de l’hydronéphose intermittente typique et, si elle existe, avec ou sans coudure de l’uretère, elle est pour nous d’intérêt tout secondaire. Aussi, malgré l’opinion de quelques médecins ^ croyons-nous inutile d’insister davantage sur la possibilité de différencier Fhydronéphrose intermittente de la torsion des vaisseaux du rein.
2'’ Crises avec urines muco -purulentes. — Sans parler ici des cas où les urines sont et restent nettement purulentes dans l’intervalle des accès (Pyonéphroses vraies) et pour nous borner à ceux où, au moment des crises, il y a un peu de pus dans les urines et une fièvre plus ou moins marquée (Hydronéphrose compliquée de pyélite légère ^), on peut être induit en erreur si l’on ne tient pas un compte suffisant — nous ne disons pas de l’existence de la tumeur, puisque
1. Il ne faudrait pas croire que le cas de Sabatier {Rev. de Chir., 1889, p. 62), auquel on a accolé l'étiquette de néphralgie hématurique chez une hystérique, rentrât dans la même catégorie de faits que celui de Fürbringer. Il est tout différent : pas d’hydronéphrose, rein sain, etc.
2. Les expériences faites sur les animaux montrent jusqu’à nouvel ordre que la ligature des veines rénales ne produit que les accidents suivants : gonflement du rein, qui atteint des dimensions 3 à 4 fois supérieures(?) à son volume normal, et secondairement anurie ou du moins oligurie, l’urine contenant du sang et de l’albumine. Ces troubles disparaissent d’ailleurs spontanément quand le sang reprend son cours normal et la polyurie marque la fin de l’expérience.
3. Gaillard. An. de deux observations d’Oppenheimer; in Arch. gén. de méd.,
septembre 1891, p. 338. ’