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CHAPITRE YIl

Traitement.

SOMMAIRE : § T. Traîteiiient de la cause de riiydronéplivose intermittente : A. Causes diverses; B. Calculs rénaux; C. Reins mobiles.

§ II. Traitement de l’hydronéphrose intermittente elle-même : A. Ponctions exploratrices; B. Fistulisation du bassinet (lésions doubles); C. Néphrectomie ; ses avantages. Néphrectomie abdominale ou transpéritonéale; 2° Néphrectomie lombaire.

Conclusions.

Dans le traitement de THydronéphrose intermittente, ce n’est point à la lésion elle-même qu’il faut s’adresser tout d’abord, s’il en est encore temps : c’est à sa cause. Et si d’on peut s’attaquer de bonne heure à celle-ci, la pousser dans ses derniers retranchements, le succès est d’autant plus certain que l’on est intervenu plus vite. Au contraire, à une phase un peu plus avancée de la maladie (et cette phase malheureusement n’est pas longue à se montrer) ou dans des cas spéciaux (ceux qui sont d’origine congénitale, par exemple), le point de départ de l’hydronéphrose est souvent au-dessus des ressources de l’art. Il est impossible de remettre les choses en état, de faire rétrograder les altérations anatomiques qui se sont déjà produites. Il ne reste plus qu’à se garer des éventualités fâcheuses qui menacent l’existence, qu’à parer aux accidents graves, et plus ou moins imminents, causés par cette affection.

Voyons donc quelles sont les ressources dont dispose le chirurgien dans ces différentes circonstances.

DE L’lIYDRO?}ÉI>imüSE INTERMITTENTE

§ I. — Traitement de la cause de l’hydronéphrose.

A. Causes diverses. — Eliminons d’abord tout ce qui a trait aux faits exceptionnels. S’il s’agit d’une lésion intéressant l’extrémité inférieure de l’uretère, la comprimant ou l’obturant, il est évident qu’il faudra sans tarder dégager cette extrémité. Si la chose est praticable, si l’intervention présente certaines chances de réussite, il n’y a pas à hésiter (Hydronéphrose due à un prolapsus utérin, etc.). Dans d’autres cas il n’en sera pas ainsi. La lésion primordiale nécessiterait une opération très délicate, très difficile, très aléatoire : le remède serait pire que le mal, comme dans le cas de Morris ^ par exemple. Dans ces conditions la conduite à suivre est bien simple : il faut laisser l’hydronéphrose suivre son cours ; elle n’est qu’un accident sans grande importance dans l’évolution d’une affection rapidement mortelle et au-dessus des ressources de l’art. Le chirurgien perdrait son temps et sa peine à vouloir tenter de guérir cette complication, puisque tout ce qu’il pourrait faire n’empêcherait pas la lésion primitive d’amener à brève échéance un dénouement fatal.

C’est ce qui peut se présenter au cours d’un cancer de la vessie et même parfois de l’utérus, du vagin, etc. Nous n’insistons pas.

B. Calcids rénaux. — Il n’en est plus de même lorsque l’on peut incriminer un calcul du rein, du bassinet ou même de l’uretère. Une intervention bien conduite .peut amener la guérison complète, si l’on ne croit pas devoir se fier à la nature et compter exclusivement sur elle pour l’élimination du corps du délit.

Mais nous ne pouvons entreprendre ici l’étude de la thérapeutique chirurgicale des calculs du rein, cela nous entraînerait trop loin. Aussi bien aucun cas d’hydronéphrose nettement intermittente n’a-t-il jusqu’ici été opéré dans ces conditions; nous nous bornons donc à renvoyer sur ce point, qui sort en réalité de notre sujet, au chapitre de la thèse de M. Legueu qui traite avec détails des divers modes de traitement à employer suivant les circonstances. On trouvera là presque toutes les données du problème à

résoudre.

G. Reins mobiles (Néphropexie). — Dans la très grande majorité des cas, comme nous l’avons démontré, la cause de l’Hydronéphrose

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