Voir la figure dans Hare, loc. cit
DE L’HYDRONÉPHROSE INTERMITTENTE
mier examen, mais son diamètre vertical avait peu changé. La tumeur du côté gauche, un peu ovale, ou presque circulaire, s’étendait en haut jusqu’aux fausses côtes : en dedans, jusqu’à l’ombilic. On la voyait, que la malade fût debout ou couchée ; les intestins recouvraient et masquaient une partie de sa circonférence. Elle semblait s’engager dans la partie postérieure de l’hypocondre, mais cette partie de la tumeur était d’une appréciation difficile L Elle avait un certain degré d’élasticité et de sensibilité. Les urines étaient claires, l’intestin libre.
Le 6 novembre, encore quelques douleurs, surtout à droite. La tumeur de droite n’a pas reparu; seule, celle de gauche persiste avec les mêmes caractères.
Pendant huit mois, amélioration réelle, malgré la persistance des douleurs lombaires, et la tumeur rénale gauche disparut. En juin 1856, nouvelle crise douloureuse. Réapparition de la tumeur gauche d’une façon aussi brusque qu’auparavant.
A la fin de juillet, trois mois avant sa mort, nouvelle crise observée par M. Bradfoort. A cette époque, aucune tumeur sensible dans le côté gauche de l’abdomen, tandis que maintenant il y en avait une considérable à droite, s’étendant jusqu’à la ligne médiane et même au delà. M. Bradfoort confirme les renseignements fournis jadis par la malade : en appliquant la main sur le ventre, il a constaté nettement la présence de deux tumeurs à droite, une près des cartilages costaux, l’autre près de l’ombilic, ou au moins d’une seule séparée au milieu par une dépression très nette, en forme de sablier.
Cette crise cessa tout à coup, après le phénomène habituel, c’est-àdire une miction très abondante : la malade urina un plein vase de nuit. Alors la tumeur n’avait plus que le volume d’une orange.
Le 2 octobre, nouvelle crise qui cessa soudain le 13. L’urine, évacuée à ce moment, présentait des aspects tout différents de celui des mictions des crises précédentes. Elle était noire, comme du marc de café. Bien qu’il ne l’examinât pas au microscope, M. Bradfoort ne douta pas qu’elle ne contînt du sang. Auparavant, l’urine analysée n’avait pas donné d’albumine. Cette fois, comme toujours, pendant la crise et l’augmentation de la tumeur abdominale, la malade avait peu uriné, quelques cuillerées à bouche par jour; et même parfois elle resta un ou deux jours sans uriner.
Nouvelle crise encore le 22 octobre. Vomissements abondants cette fois; à deux ou trois reprises, M. Bradfoort croit voir apparaître sur la peau une teinte jaune.
Pendant les deux ou trois derniers jours de sa vie, la malade eut des vomissements très fréquents; elle présenta des alternatives d’assoupissement et de délire léger. Le 2 novembre, légères convulsions (mouvements du nez, serrements des mains, déviation des commis-