Rosenstein. Loc. ait. Trad. franç., 1876, p
2. M. Rosenstein prit ce cas pour un kyste de l’ovaire s’étant ouvert en partie dans l’uretère ou directement dans la vessie. L. Landau (Wande)miere der Fî'auen), ayant pris soin de faire remarquer qu’il y avait erreur d’interprétation et qu’il s’agissait d’une hydronéphrose, opinion qu’on retrouve aussi dans Péan {Diagnostic et traitement des tumeurs de Vahdomen et du bassin, 1880, t. I, p. 270),. Rosenstein a répondu dans une édition ultérieure de son livre (Berlin, 1886, p. 474) : « De ce que l’évacuation d’un liquide est la caractéristique de l’hydronéphrose intermittente, il n’est pas démontré (ju’il s’agisse ici de cette alTection. » Certes, non. Mais on avouera que tout plaide en faveur de la manière de voir de L. Landau.
3. Wilse. Loc. cit., p. 162. — • Un résumé de celle observation a été publié en allemand par L. Landau (Dj'e Wanderniere der Frauen,]^er\m,i8Sl, p. 63), d’après un compte rendu du Canstatt, 1875, Bd II, 1875 (Landau), que nous n’avons pu retrouver, malgré des recherches attentives. Ce compte rendu, d’ailleurs, doit être légèrement inexact, si l’on s’en rapporte au résumé que Landau en a fait.
OBSERVATIONS 233
Histoire clinique. — Mme B..., née en 1834, a joui pendant toute son enfance d’une bonne santé.
Début. — Vers sa quatorzième ou quinzième année, après des exercices assez violents (équitation, danse), elle commença à ressentir sous le rebord costal gauche des douleurs qui disparaissaient en général après une heure de durée et qui n’étaient pas très vives. Elle se maria à l’âge de vingt-deux ans. Après le second et le troisième accouchement, les douleurs devinrent plus intenses; elles persistaient plus longtemps à chaque reprise et s’accompjignaient de constipation et de vomissements. En même temps apparut une tumeur, très sensible au palper, et spontanément très douloureuse, sous le rebord costal gauche.
En raison de son genre de vie, Mme B... a habité dans des endroits différents et a été vue par divers médecins; la plupart d’entre eux considérèrent cette tumeur comme un rein mobile; d’autres la prirent pour la l ate, déplacée en avant.
Elle eut dix accouchements normaux; mais son état empira tellement que bientôt les attaques se renouvelèrent à un mois d’intervalle et finirent par durer deux à trois jours.
Quand, pendant une grossesse, l’utérus remplissait la cavité abdominale, la malade se trouvait réellement mieux K
En 1871, sans être enceinte, elle présenta de l’albuminurie qui disparut quelques mois après. Il n'y avait pas alors la moindre trace d’œdème.
Pendant les crises, l’évacuation de l’urine se faisait normalement, et les urines n’étaient pas plus abondantes après la terminaison de l’accès.
Etat actuel. (Urémie.) — En mai 1873, l’albuminurie réapparut, avec cette fois un peu d’œdème; elle était alors au sixième mois environ de sa onzième grossesse. Pendant la nuit du 4 juin survint de l’éclampsie et la malade perdit connaissance (coma). Des injections de morphine, du- calomel, des lavements, du chloroforme furent utilisés, sans etïicacité d’ailleurs. On ne fit pas de saignée, en raison de l’état anémique de cette femme.
M. Wilse crut devoir recommander l’accouchement prématuré et consulta à ce sujet le D'’ Keyser. Celui-ci fut du même avis et introduisit deux bougies de caoutchouc dans l’utérus (Ici, description de
l’accouchement prématuré à l’aide du forceps.)
L’accouchement terminé, les convulsions cessèrent; mais la malade resta dans le coma jusqu’à sa mort, qui eut lieu le soir à neuf heures.
Autopsie. — L’autopsie fut faite le jour suivant par M. le Prof. Heiberg. On ne constata sur le cadavre aucune mobilité anormale des reins ni de la rate; mais le bassinet du côté gauche était transformé en une grande poche kystique.
1. II y nvait sans doute compression énergique de furetère atteint. {N. des Tr.)
DE L’iIYDRONÉPHRÜSE INTERMITTENTE
Au dire du Prof. Heiberg, le cadavre étant très décomposé quand l’autopsie fut pratiquée, on ne put constater nettement s’il y avait une dégénérescence graisseuse des reins; cependant tout portait à le croire. Mais la lésion qu’on a trouvée explique suffisamment les attaques et les accidents urémiques. Il y avait une hydronéphrose du côté gauche, sans calcul rénal dans l’uretère; mais, en 'revanche, Vuretère gauche ne se réunissait pas, suivant une ligne droite, avec le bassinet. Il décrivait d’abord une ligne courbe, formant un angle vers le haut. En conséquence, il s’était formé une sorte de valvule, de pli, qui devait obstruer l’uretère quand il y avait une certaine accumulation d’urine dans le bassinet, mais qui devait céder quand la pression exercée par l’urine était assez forte. L' Hydronéphrose temporaire, ainsi produite, donnait très probablement lieu à la tumeur et aux autres symptômes qui cédaient lorsque l’urine pouvait s’échapper du bassinet.
Observation IX.
Thomas Cole (Traduction in extenso)
Hydronéphrose intermittente à gauche.
Histoire clinique. — M. S..., âgé de vingt-trois ans, de taille moyenne, bien constitué, mais d’une certaine maigreur, habitant une région salubre, à 12 milles environ de Bath, a été vu par M. Thomas Cole au mois de mars 1873.
Début. — Il avait toujours joui d’une santé parfaite lorsqu’un jour, en 1870, il ressentit dans la région lombaire gauche une douleur accompagnée de maux de cœur. Cela dura quelques heures seulement.
Au bout d’un mois, cette douleur revint et réapparut ensuite à un ou deux mois d’intervalle. Récemment les intervalles ont diminué de durée, et ils sont à peine maintenant d’environ quinze jours.
Les crises durent de quelques heures à plusieurs jours; la douleur ne présente pas d’irradiations dans le dos, ni dans les membres inférieurs, ni du côté du testicule ou de la verge
Il y a une expectoration abondante, constituée par des matières visqueuses, pendant les crises; mais jamais elle ne se produit dans les intervalles des accès. Constipation habituelle, mais le malade ne remarqua jamais rien d'ayiorrnal du côté des urines L
La langue était rouge. A l’examen physique, on ne pouvait trouver le moindre indice de maladie. L’urine, évacuée pendant une visite, ne présentait d’autre phénomène qu’un excès de cristaux octaédriques d’oxalate de chaux. Le pouls était régulier et faible. M. Cole mani-
t. Cole. Loc. cit., p. 40o.
2. Fait à noter, an point de vue du diagnostic de la cause. {N. des Tr.)