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H. Morris. — Voir la fin de son mémoire {loc. cil

DE l/llYDRO^ÉPHROSE INTERMITTENTE

Observation X.

H. Morris (Cas I) (Traduction in extenso) C

Tumeur de la vessie. Ilydronéphrose intermittente à droite. — Néphrite et accidents d'occlusion intestinale. — Hydronèphrose a gauche. — Autopsie.

Histoire clinique. — Pendant l’automne de 1873 , à Middlesex Hospital, l’attention de M. Morris fut attirée sur Jeanne G..., âgée de cinquante-six ans, mariée, sans enfants, et admise à Regent Ward le 5 août 1874.

Antécédents. — H y a six ans, cette femme commença à ressentir des douleurs dans Tabdomen, surtout au voisinage de la vessie; elle urinait très difficilement; son urine était mêlée de sang. Elle fut, à un moment donné, très malade, et son médecin diagnostiqua une inflammation de la vessie. La guérison n’en fut jamais obtenue. Pendant deux ans, cette malade urina du sang, de temps à autre, et en quantité variable. Le 2 février 1874, son état redevint très grave, et elle dut garder le lit plusieurs semaines. A cette époque, elle n’urinait plus de sang. A partir de février, elle a perdu graduellement ses forces et, en mars, elle se fit soigner à Samaritan Free Hospital, mais n’y resta que fort peu de temps. Au bout de quatre mois, le 2 juillet, elle y retourna et fut soignée encore pour une cystite jusqu’au 23.

Pendant ces deux périodes, elle se plaignit surtout de rétention d’urine.

Tumeur de la vessie. — A son entrée à Middlesex Hospital, on remarqua qu’elle était très amaigrie. La souffrance et l’abattement étaient peints sur son visage. Elle se plaignait d’une sorte de pesanteur dans l’urèthre et le vagin après la miction, mais urinait sans difficulté; du sang était mélangé à son urine, mais elle crut remarquer qu’il était plutôt rendu à la fin de la miction.

On soupçonna un calcul ou quelque tumeur vésicale, et on proposa le cathétérisme ; mais, pendant un examen du vagin, on découvrit, à Vorifice de Vurèthre, une tumew?' petite, molle, vasculaire et papillaire, à peu près grosse comme un pois, qui semblait fixée à la plus grande partie de la circonférence de ce canal. L’utérus et le vagin étaient tout à fait sains. On trouva dans Turine du sang, du pus, de l’épithélium vésical, mais pas de calcul et aucun élément anormal.

Le 8 août on appliqua sur la petite tumeur une solution saturée d’acide chromique et, pendant un jour ou deux, la malade perdit moins de sang et déclara qu’elle se sentait mieux, car la miction n’était plus accompagnée de douleurs. Le 11 août on reconnut de nouveau un mieux notable.

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