‹ De l'hygiène en AlgérieChapitre 12 sur 74 · V. — VÊTEMENT · texte numérisé non relu

V. — VÊTEMENT

pas sans raison que cette teinte dominait autrefois dans notre costume d'infanterie. Quoi qu'il en soit pour ia France , il n'en demeiu*e pas moins certain que toutes les nuances de la couleiu* blanche ou grise sont infiniment mieux appropriées que les couleurs brunes aux uniformes algériens.

S in. COMPOSITION.

Le meilleur vêtement sera celui qui remplira les principales conditions d'utilité que nous venons d'indiquer : c'est en cela seul que devra consister tout son luxe. Or, la plupart de ces conditions se trouvent réimies dans l'uniforme adopté pour l'im de nos corps spéciaux, celui des zouaves; et c'est en étudiant comparativement chacime de ses parties que nous en apprécierons tous les avantages. Ce vêtement convient même, à quelques égards , aussi bien à la cavalerie qu'à l'infanterie. Donnons d'abord un coup d'œil d'ensemble sur l'habillement tel qu'il est.

I. Cavalerie. — Dans la cavalerie, les chasseurs d'Afrique, mais surtout les spahis, doivent, à la spécialité de leur tenue, ime partie des qualités si remarquables et bien connues, qui les distinguent.

En campagne, l'uniforme du chasseur se compose de la casquette ou képi, de la tunique à la polonaise, ou de la veste ronde seulement, du pantalon garance à larges plis de ceinture, et du manteau de drap blanc,

à collet droit et petite rotonde, sans manches ni capuchon. Ainsi simplifié, le vêtement du chasseur est leste et convenable ; cependant la coiffure et le col ne sauraient avoir part à cette approbation. La veste est trop courte, trop compressive, au collet surtout; elle ne protège pas Tabdomen, et n'abrite que très-incoinplétement de la pluie. La ceintiu'e de laine , placée extérieurement, serait nécessaire; et le manteau, s'il n est remplacé par le bernons , doit être surmonté du capuchon.

Dans les régiments de spahis, comme on le sait, la troupe indigène porte le costume arabe dans toute sa pureté : celui des Français , sous-officiers et soldats , n'en diffère que par de légers détails \ Ce costume n'est pas seulement magnifique, il est parfait pour ce pays.

C'est une question jugée aujourd'hui que celle de l'emploi des fantassins conciuremment avec la cavalerie, dans les armées. Il ne paraît pas que les manœuvres des anciens vélites, qui furent imaginées pendant le siège de Capoue^, au vi® siècle de Rome, puissent être renouvelées parmi nous avec utilité. Mais ce que nous voudrions, c'est que nos cavaliers fussent, autant que possible, vêtus de manière à pouvoir combattre à pied, sans désavantage marqué , soit qu'ils aient été démontés, soit que les circonstances l'exigent d'ailleurs.

* Joam. mil off, ann. i845, a* aem. p. 1 15.

' Tite-Live, livre XXVI, chapitre iv. — Valère-Maxime, liv. Il, ckap. III, S 3.

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