‹ De l'hygiène en AlgérieChapitre 28 sur 74 · V. VÊTEMENT · texte numérisé non relu

V. VÊTEMENT

corps; telles seraient les embrocations camphrées, les frictions ou les applications très-mesurées d'onguent mercuriel; et telles seraient, en particulier, les onctions avec Thuile d'olives ou laxonge, it la surface cutanée, comme nous le verrons bientôt. Quant aux cousins ou moustiques, dont' les atteintes répétées causent parfois aussi rinsonmie et de rudes angoisses, les onctions graisseuses peuvent être mises en usage, dans le but de les éloigner; mais on doit conseiller d'abord de les expulser des logements, au déclin du jom*, après avoir laissé seule ouverte une fenêtre vers la clarté de laquelle leur instinct ne manquera pas de les guider.

Les anciens législateurs avaient eu l'art de rattacher les devoirs de propreté corporelle à l'exercice de la religion : c'était le seul moyen de les faire pénétrer dans les mœurs. Toutefois , le but utile fut méconnu , et la lettre fit défaut à l'esprit de la loi , quand l'Arabe dut accomplir le précepte des piu^ificaiions légales, en substituant, par exemple, le sable à l'eau ^ Que lui sert, en effet, d'observer la forme voulue pour les ablutions, s'il demeure souillé de crasse immonde; imitateur en cela du juif, chez lequel la pureté du corps fut également prescrite, et qui se fait si peu remarquer aujourd'hui par cette vertu domestique? La consécration religieuse a subi la loi du temps : elle est tombée en désuétude. Mais le moment n'est-il pas venu de parler à ces hommes le langage de l'hygiène ?

* Le E!ofxui, cli. v, v. 9.

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