III. Evacuations. Les hommes qui réclament le
* DicL des se, méd. t. VIII, p. 57^ ctsuiv. 679.
transport dans les marches peuvent se classer en trois catégories : ils sont fatigués, malades ou blessés. Les premiers ne quittent point la campagne , bien qu'ils deviennent parfois fort à charge à la colonne affaiblie d'une part, et obligée de Tautre à défendre son convoi. Un repos de courte durée les a bientôt remis sur pied. Mais pour les malades et les blessés, quand cela est possible, on se hâte de les diriger sur les places ou sur les camps voisins, pour peu que leur état soit sérieux. Et c'est alors, sans contredit, que la position du soldat doit inspirer le plus de sollicitude ; car la prévoyance la plus active, les soins les plus dévoués peuvent seids alléger ses angoisses, pendant ces sortes de pérégrinations.
A moins d'ui^ence, les grandes évacuations de malades et de blessés n auront lieu que lorsque le temps sera favorable : c est un point capital. Les heures de marche , les lieux des haltes et des séjo\u:s, seront réglés sagement. On aura fait provision d'une petite quantité de vin vieux, de tablettes de bouillon, de chocolat, de café, de vinaigre et d'eau-de-vie. Les hommes seront pourvus d'un nombre suffisant de couvertures ; et s'ils devaient bivaquer en route, on transporterait de la paille, pour être sûr de n'en pas manquer. Enfin, toutes les précautions auront été prises à l'avance, pour que les malades, toujours accompagnés d'un officier de santé et d'infirmiers, selon le vœu du règlement \ soient reçus et soignés comme il convient dans leurs gîtes d'étape.
^ Joum, miloff, ann. i83i, n* ixiv6û, prem. sem., p. i^t.